C'est le nom d'un des plus vieux détenus politiques en France, un communiste Libanais qui a lutté les armes à la
main contre l'occupation de la Palestine et du Liban. Aujourd'hui son comité de soutien organise une manifestation à Paris et un rassemblement à Pau voici le texte d'appel :
GEORGES IBRAHIM ABDALLAH
PRISONNIER POLITIQUE EN FRANCE DEPUIS 1984
24 octobre 1984 – 24 octobre 2009 : voici 25 ans que Georges Ibrahim Abdallah est enfermé dans les prisons
françaises.
En 1982, l’Etat sioniste envahit le Liban. L’organisation de Georges Ibrahim Abdallah, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), mène la lutte contre l’agresseur et ses soutiens en
Europe : l’attaché militaire à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris et le responsable du Mossad en France sont exécutés.
Accusé pour ces faits, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 au terme de nombreuses manipulations politico-judiciaires et avec l’aval du gouvernement étasunien
de Reagan.
Comme les 11 000 prisonniers palestiniens en Palestine occupée, il est enfermé en tant que combattant de la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Libérable depuis 1999, il voit ses
demandes de libération conditionnelle rejetées les unes après les autres. Le 5 mai 1999, sa énième demande de libération conditionnelle est de nouveau rejetée.
Les raisons de son maintien en détention sont clairement revendiquées par le gouvernement français. Dans une lettre adressée à la justice française par la Direction de la surveillance du
territoire, on peut lire : « Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera
probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire. »
La France en tant que puissance impérialiste et ancienne puissance tutélaire au « Proche Orient » estime de son intérêt de ne pas libérer un symbole du combat pour la libération
complète du Liban. Oui, Georges Ibrahim Abdallah reste indéfectiblement un militant communiste anti-impérialiste. La libération de la Palestine reste pour lui un objectif toujours nécessaire et
réalisable.
La fidélité à ses engagements demeure intacte en prison. Il continue à lutter derrière les barreaux pour ses droits et ceux des peuples en lutte pour leur libération. Pour exemple, en août 2002,
en solidarité avec les prisonnières en grève de la faim détenues à Neve Tirza, il refuse de s’alimenter avec une dizaine d’autres prisonniers en France.
Pour les dirigeants français, Georges ne peut sortir que s’il abandonne la lutte et renie ses engagements. Il luit
faut devenir un repenti. L’Etat français espère transformer sa libération en victoire politique. Devant le refus de Georges d’échanger sa liberté contre une trahison, il reste en
prison.
Face à cet acharnement politico-judiciaire, nous devons amplifier le mouvement de solidarité pour la libération de
Georges Ibrahim Abdallah. Nous devons obtenir la libération de cet otage du gouvernement français et refuser le chantage politique orchestré par les soutiens zélés du sionisme et de
l’impérialisme.
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
Paris le 4 octobre 2009
adresse du blog :link
Je tiens à reproduire ici le texte unitaire diffusé à l'occasion des manifs contre les bombardements de Gaza par les organisations présentes à l'université de Rennes 2. Cette
prise de position commune constituait pour nous une avancée politique car elle soulignait la nécéssité de soutenir ici en Bretagne , les forces palestiniennes laiques et démocratiques et la
résistance. Elle présente le conflit comme ce qu'il est vraiment : une lutte de libération nationale et pas un conflit religieux, et enfin ce texte assume la solidarité avec les prisonniers
politiques y compris Georges Ibrahim Abadallah communiste Libanais détenu dans les geoles françaises depuis 25 ans.
"POPULATION BOMBARDÉE À GAZA : SOLIDARITÉ
Bombardée et massacrée, la population de Gaza compte ses victimes par centaines. A l'heure actuelle plus de 900
Palestiniens, pour la plupart enfants ou âgés, sont morts et plusieurs milliers de blessés occupent les rares hôpitaux de la bande de Gaza. Le mardi 06 janvier, c'est une école primaire, un abri,
qui a été bombardée par l'armée israélienne ! La barbarie de cette « guerre sans merci » n'ébranle pas « communauté internationale » qui a d'ailleurs donné son accord pour l'agression.
Depuis peu, la diplomatie s'est mise en mouvement pour tenter de trouver une solution provisoire. Le conseil de
sécurité de l'ONU vient de voter une résolution appelant à un cessez-le-feu. Mais pendant ce temps, Ehud Olmert, premier ministre en sursis poursuit une féroce guerre de destruction contre la
population palestinienne. Pourquoi un tel acharnement contre la population palestinienne ?
Le Hamas n'est qu'un prétexte pour l'Etat israélien. Celui-ci a beau jeu de s'indigner de tirs de roquettes, alors
qu'il n'a jamais cessé de persécuter le peuple palestinien ! Notamment sur la bande de Gaza, qu'il a transformée par son blocus militaire en prison et en mouroir à ciel ouvert, et alors même
qu'il continue depuis 1948 d'expulser les palestiniens de leurs terres et de coloniser leur pays, en détruisant leurs maisons, leurs écoles, et en assassinant et en emprisonnant tous ceux qui
osent se lever contre l'occupation.
Ce n'est pas une guerre entre musulmans et juifs. C'est la conséquence d'un rapport de force entre colonisateur et
colonisé : c'est un conflit politique, une lutte de libération nationale. La plupart des Etats, de la Ligue Arabe à l'Union Européenne en passant bien sûr par les USA, cautionnent l'agression
israélienne. Les armes, chars, blindés et drones de l'armée israélienne sont livrés par ces mêmes pays, la « diplomatie » ne parle jamais de sanctions économiques,
juridiques envers les criminels de guerre que sont Olmert, Barak et Livni.
L'Etat français, « pays des Droits de l'Homme », est complice d'autant qu'il garde
depuis plus de 25 ans en prisons, Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, ayant purgé sa peine, qui luttait contre la politique israélienne. Et bien que les médias n'en parlent
jamais, en Israël aussi des milliers de personnes, qu'ils soient des Palestiniens de 1948 ou des militants contre le « Mur de l'apartheid » s'opposent à la politique
menée par le gouvernement, manifestent contre la guerre et contre le traitement inhumain infligé aux palestiniens, pour la libération de tous les prisonniers politiques (Marwan
Barghouti…)
Tout peuple a le droit à son autodétermination, à un pays. Cela s'applique bien entendu aux Palestiniens, aux
Kurdes et au Proche-Orient de nombreux peuples luttent aussi pour leurs indépendances. Pour le droit à l'autodétermination : troupes impérialistes hors du Proche-Orient (Irak,
Afghanistan…)
Arrêt immédiat de l'agression militaire israélienne, des bombardements, retrait des soldats israéliens de la bande
de Gaza, fin du blocus, droit au retour des refugiés, reconnaissance d'un état palestinien
Solidarité avec la résistance du peuple palestinien et aux forces laïques et démocratiques
palestiniennes
Premiers signataires : Emgann-MGI, MJCF35, MJS35, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste , Sindikad
Labourerien Breizh Roazhon 2 , SUD Étudiant... "
Par ailleurs voici un témoignage audio de Georges Ibrahim Abdallah illustrant sa combativité, sa lucidité...à méditer.