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Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 00:00

EMGANN BP 70215 22202 Gwengamp cedex http://www.emgann.org

Kemper, d'an 9 a viz Gwengolo 2005 Skol divyezhek Pont-an-Abad : trawalc'h a zismegañs !

Mantret eo izili EMGANN e Kerne o klevet e vo serret ar c'hlas divyezhek publik eus Pont-an-Abad... ur sizhunvezh goude ma oa bet digoret ! 13 bugel brezhoneger a zo re nebeut evit derc'hel gant ur c'hlas war a seblant, koulskoude eo bet roet aotre da zigeriñ ar c'hlas dre ziv wezh (miz C'hevrer ha miz Eost). Marteze eo 13 bugel re evit enebourien hor yezh ? Abeget e vo deomp ne vije ket bet eus ar c'hlas ma vije unan unyezhek gallek. Perak neuze eo bet laosket da vont ? Deus peseurt dispign arc'hant a zo kaoz bremañ, p'eo bet dispignet 58000 euro evit e staliañ ? Pa z'eo bet anvet ur skolaer hag ur skoazellerez (war hent an dilabour ?)? Fae a vez graet ouzhomp, dimegañs, droug ha goap, tra ken ! Oc'h ober kement-se e torrer ouzh c'hoant an dud da reiñ un deskadurezh vrezhonek d'o c'hrouadurioù. Terriñ a reer ivez ar soñj da sevel klasoù er c'hentañ derez tost an eil d'egile war an hevelep pastell-vro a-benn gellet digeriñ an hentenn war-lerc'h en eil derez (pe an holl da Gemper neuze ?).

Gervel a reomp tud ha dilennidi ar vro da sevel uhel o mouezh, ha reiñ o dilez mard eo ret, pa ouezer e oa savet a-du kuzul-kêr Pont- an-Abad gant ar c'hlas da zigeriñ. Pa ne ra Stad-C'hall hag he mevelien e Breizh nemet labourat en hon enep, lakaomp hor bro war he sav, lakaomp Karta Europa da dalvezout daoust d'ar C'huzul-Vonreizh (kalz e c'hell ar c'huzulioù-kêr ober e- ser al lezenn, gant ne gollfent ket amzer da c'houlenn an aotre !), lakaomp e pleustr en hor c'hevredigezh ar pezh a nac'h ar Frañsizien ouzhomp. Brezhoneg, yezh ofisiel Pobl Vreizh !

Komite EMGANN Kerne kerne_leon@hotmail.com

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14 septembre 2005 3 14 /09 /septembre /2005 00:00

Classe bilingue de Pont-l'Abbé : qu'on arrête de se foutre de nous !

Les membres d'EMGANN en Cornouaille font part de leur colère à l'annonce de la fermeture de la classe bilingue publique de Pont l'Abbé... au bout d'une semaine de fonctionnement ! 13 enfants bretonnants ça semble trop peu pour que la classe fonctionne, et pourtant l'autorisation d'ouverture a été donnée par deux fois (en février et en août). Mais peut-être que ces 13 enfants sont 13 de trop pour les adversaires du breton ? L'on nous explique qu'il n'y aurait pas eu de classe monolingue français avec cet effectif. Pourquoi maintenant ? De quelles dépenses sur l'année est-il question, alors que l'on a déjà dépensé 58000 euros pour l'installation ? D'autant plus qu'ont été nommés un enseignant et une assistante (direction ANPE) ? L'on se fiche de nous, point barre ! En usant de cette façon on s'oppose au voeu des parents de donnner une éducation en breton à leurs enfants. On casse la mise en place de sites d'enseignements bilingues rapprochés susceptibles de créer des pôles de proximités et et l'on empêche la continiuité scolaire au secondaire (où alors route pour Quimper !).

Nous appelons les habitants et les élus du Pays Bigouden à se faire entendre, en démissionnant s'il le faut, puisque le conseil municipal était d'accord avec l'ouverture de la classe. Pour contrer le travail de l'Etat Français et de ses valets en Bretagne, construisons notre pays, mettons en application la Charte Européenne des Langues en dépit des talibans du Conseil Constitutionnel (les conseils municipaux peuvent être faire beaucoup de choses dans ce domaine, à partir du moment où ils ne perdent pas de temps à quémander la permission !), la société civile bretonne étant la seule à même de répondre à ses propres besoins. Brezhoneg, yezh ofisiel Pobl Vreizh !

Comié EMGANN Cornouaille kerne_leon@hotmail.com

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14 septembre 2005 3 14 /09 /septembre /2005 00:00
Depuis la publication de notre appel à manifester en faveur des droits du prisonnier politique breton Kristian Georgeault  (voir plus bas) le dimanche 18 septembre, d'autres mouvements se sont joint à cette initiative : la Coordination Antirépressive de Bretagne, le SLB (sindikad labourerien breizh),la Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire,la Ligue Communiste Révolutionaire, la plateforme Asambles aui regroupe des nationalistes de gauche sur Rennes. De surcroit nous avons reçu un soutien international venant de flandres :"MEERVOUD, mouvement nationaliste flamand de gauche, dans l'impossibilitéd'être présent à Rennes ce 18 septembre, tient néanmoins à exprimer sonsoutien à Kristian Georgeault. Nous restons attentifs  et continuons à informer nos membres de la situation Bretonne ainsi que du sort réservé auxprisonniers politiques Bretons.Salutations solidaires Jan Van Ormelingen (Président  de Meervoud)."
 
Vous aussi prenez part à cette initiative solidaire!

Nous tenons par la présente à informer l’ensemble des bretons et des organisations ayant participé à la solidarité avec les prisonniers politiques Bretons depuis plusieurs années qu’un rassemblement de soutien à Kristian Georgeault aura lieu à Rennes le dimanche 18 septembre à 15 heures devant la Direction Régionale de l’Administration Pénitentiaire (18bis rue de chatillon) prés de la prison des femmes. Kristian Georgeault est un militant indépendantiste incarcéré en région parisienne depuis mai 2000, l’ensemble des échéances judiciaires auxquelles il devait faire face étant derrière lui, il n’a plus rien à faire dans un établissement pénitentiaire de la région parisienne. Comme la loi française et la législation Européenne le prévoit il doit être incarcéré prés de sa famille, c’est à dire en Bretagne. Il doit purger une peine de 11 ans de détention en raison de son engagement au sein de l’Armée Révolutionnaire Bretonne. En plus de subir un éloignement illégal, sa famille qui habite Fougères doit faire face à des discriminations spécifiques. En effet, à la prison de la Santé où il est incarcéré, les familles des prisonniers politiques Corses et Basques bénéficient de trois parloirs prolongés par mois en raison de l’éloignement qu’ils subissent. Ce droit est refusé à la famille de Kristian, qui doit donc se contenter de parloirs simples de 45 mn et d’un seul parloir prolongé alors qu’elle effectue un voyage long et coûteux pour venir le voir et ce depuis plus de cinq ans.

Exigeons ensemble le dimanche 18 septembre à 15 h :

-L’amélioration immédiate des conditions de détention de Kristian Georgeault par l’obtention de trois parloirs prolongés par mois.

-Le retour de Kristian avant noël dans un établissement pénitentiaire situé en Bretagne, comme le prévoit la loi.

-La libération conditionnelle de Kristian qui est accessible à cette disposition depuis plusieurs mois.

Pour Emgann-MGI : Jan-Mai Salomon (le 10 septembre 2005)

Les organisations coutumières des initiatives de soutien aux prisonniers politiques bretons sont priées de nous confirmer leurs présence à Rennes au mail suivant : gael@roblin2004.org

Emgann Mouvement de la Gauche Indépendantiste BP 70215 22202 Gwengamp cedex. http://bretagnelibre.over-blog.com/

PS : Kristian Georgeault s’est adressé lui même à Mr Nogrix sénateur (UDF) de la circonscription de Fougères à propos des parloirs prolongés, nous publions ci après des extraits de cette lettre. Vous aussi, écrivez à Mr Nogrix pour lui faire part de votre étonnement face à cette discrimination faite à Kristian et sa famille info@nogrix.com .

«Monsieur …C’est par votre intermédiaire que je m’adresse à l’ensemble des parlementaires Bretons pour vous faire part des pratiques discriminatoires envers les familles bretonnes en ce qui concerne les parloirs. En effet les prisonniers dont les familles se trouvent éloignées bénéficient de trois parloirs prolongés par mois notamment les familles Basques et Corses. Malgré plusieurs demandes par la voie hiérarchique et des demandes d’explications sur cette atteinte au principe d’égalité, je reste dans réponse à l’heure d’aujourd’hui. L’éloignement fait que ma famille et moi même sommes loin de bénéficier de l’ensemble des parloirs autorisés qui sont au nombre de trois par semaine alors que je dois en avoir trois par mois en moyenne pour des raisons financières, d’éloignement et professionnelles. J’espère , Monsieur, que vous pourrez avoir plus d’explications que moi en ce qui concerne cet état de fait. Je ne pense pas que les familles bretonnes doivent être considérées comme des familles de seconde zone…. »

Krisian Georgeault

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6 septembre 2005 2 06 /09 /septembre /2005 00:00

 

 Arno Vannier a retrouvé la liberté au cours de l'été, nous nous en réjouissons bien sur, mais nous n'oublions pas notre camarade Krisitan Georgeault toujours incarcéré à Paris ni Paskal Laizé interdit de séjour en Bretagne. L'article qui suit est extrait de "Combat Breton" numéro 9. abonnez vous !

 

 

 

                                                         

 

« Ils ne sont pas combatifs…, ils sont brisés… » C’était le nouveau refrain de la presse à propos des Bretons qui ont été jugés à partir du premier juin aux cotés de Basques dans le cadre du procès dit de « Plévin ». Bien sur nous sommes habitués aux raccourcis journalistiques, à leurs excès, et même un peu blasés après les tonnes de contre-vérités, pour reprendre un terme juridique, que certains assènent sur les prisonniers politiques Bretons. Nous faisions partis des dubitatifs, et certains d’entre nous ont eu le privilège d’assister le 22 juin dernier à l’audience de la cour d’assises spécialement composée qui ce jour là examinait la personnalité de notre camarade Kristian Georgeault et sa prétendue implication dans ce vol. Et ce jour là c’est bien un Kristian des plus combatifs, des plus résistants que nous avons vu dans le box. « Droit dans ses bottes » comme le dira lui-même le président de la cour d’assises. Dans la lutte pour la liberté il n’y a ni héros, ni martyr, juste des camarades…C’est vrai…Pourtant, tout le monde n’a pas eu la chance de côtoyer Kristian et de pouvoir dire « Oui Kristian est mon camarade », et bien sur encore moins ont assistés à cette audience du 22 juin. Alors, n’en déplaise au principal intéressé dont la modestie naturelle s’en trouvera un peu froissée, mais j’avais envie de vous dresser un portrait de Kristian. Pour tordre le coup à quelques légendes et commérages…en toute camaraderie, bien sur, et sans sombrer dans l’éloge funèbre car nous savons qu’il est  plus vivant, souriant et combattant que jamais !….

Kristian est né en 1955 à Fougères. Une ville ouvrière, comme sa famille, une ville Bretonne, « à la frontière » comme il aime à le dire…Un environnement expliquera-t-il à la cour qui très tôt lui éveillera la conscience de classe, et la conscience nationale bien sur. Cela expliquera qu’il n’aura de cesse à l’age venu de consacrer son temps et son énergie à ces deux causes.

 

 

 

Le militant politique.

 

 

 

 

 

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A l’age de 20  ans il rejoint les rangs de l’Union Démocratique Bretonne, il en démissionnera avec beaucoup de camarades de sa section juste avant que l’on ne l’en expulse comme cela ce pratiquait à cette époque. Son principal désaccord portait sur la ligne politique de ce parti vis à vis de la violence révolutionnaire et du soutien aux prisonniers politiques Bretons. Comme beaucoup de jeunes nationalistes Bretons de sa génération il gravitera dans la mouvance des COBAR (Comités Bretons Anti-Répression) et des KAD (Kuzulioù An Distaoliadeg, Comités pour l’amnistie). En 1985 il rejoint Emgann dont le sous titre à l’époque est « Mouvement Breton de libération nationale pour le socialisme autogestionnaire » ! Nul doute, que cela correspond bien à son désir de lier combat breton et lutte de classes, et que cela correspond aussi à son tempérament quelque peu libertaire. Il prendra des responsabilités au sein du mouvement au cours des années et fut élu secrétaire aux affaires intérieures. Mais c’est surtout un militant de terrain qui ne loupait pas une manif pour la défense de l’environnement, contre les enfouissement de déchets, conte le Front National, contre l’armée française…En 1992 il participera aux élections cantonales  sous les couleurs d’Emgann et passera devant le candidat du Parti Communiste Français. Il sera un des six candidats d’Emgann , affirmant pour la première fois son option indépendantiste, lors des législatives de 1993. Nos six candidats se présentant sans bulletin ni profession de foi pour dénoncer la farce électorale française et cette pseudo-démocratie. Alors que certains sont « rangés des bécanes » ou rasent les murs après deux ou trois gardes à vue lui réaffirmera de avant la cour d’assises spéciales son appartenance à Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste.

 

 

 

Le militant culturel

Bien que haut-Breton il comprend bien vite la dimension nationale de la langue Bretonne dans notre combat et c’est à « Stourm Ar Brezhoneg » qu’il consacrera du temps. Cette organisation pratiquait des barbouillages massifs nocturnes de panneaux routiers monolingues aux quatre coins de Bretagne. C’était dans les années quatre-vingts, une période de désillusion pour les gogos régionalistes, vous savez les mêmes qui nous ont fait croire (ou essayer de faire croire !) que LeDrian à la tête de la région allait résoudre tous les problèmes…Une activité payante en terme de rapport de force, les premiers panneaux bilingues datent de cette époque…Cela permet de rappeler que ce n’est pas en pétitionnant et en pleurnichant pour ses subventions que l’on fait respecter ses doits linguistiques fondamentaux. C’est lui aussi qui épaulera avec d’autres une équipe de jeunes souhaitant mettre en place des cours du soir de langue Bretonne à Fougères à la fin des années quatre-vingts dix. Dés le lancement de « Gouel Broadel Ar Brezhoneg » (la fête nationale de langue Bretonne) à Karaez (puis à Speied, Louergad, Langonned…) il participera activement à son organisation matérielle, avec une bande de camarades qui comme lui se déplaçait en nombre et pour plusieurs jours de la région Fougeraise pour que cette fête revendicative soit un succès. Il n’hésitait pas pour cela à poser plusieurs jours de congé. Son engagement pour la langue Bretonne, ne s’est pas traduit que par sa participation à des manifestations festives ou de rues et elle ne s’est pas arrêté aux portes des prisons françaises où il est incarcéré de puis bientôt six ans. Il consacre une partie de son temps carcéral à l’étude  de notre langue nationale, et s’offusque lorsqu’un brittophone lui écrit en français…Avis aux amateurs. Il revendiquera d’ailleurs à la barre en juin dernier sa qualité de néo-britophone et en profitera pour se déclarer solidaire des prisonniers politiques Basques auxquelles la cour d’assises refusait le droit de s’exprimer dans leur langue.

 

 

 

Le militant ouvrier :

 

Son attachement à la justice sociale le poussera à rejoindre la CGT et a monté une section de ce syndicat dans l’entreprise de couverture pour laquelle il travaillait à la fin des années 1990. Cela lui coûtera sa place…rien que ça…son patron reconnaîtra lui devant la police française qu’il n’avait rien à reprocher à Kristian ,qu’il qualifie d’excellent travailleur, hormis son appartenance syndicale, son influence sur ses camarades qui l’apprécient tous, et sa propension à revendiquer là encore son engagement pour la Bretagne indépendante. Cela avait le mérite d’être clair…Cet employeur d’ailleurs sera condamné aux prud’hommes pour le licenciement de Kristian….On comprend qu’il préfère payer plutôt que de supporter un « lutteur » de cet acabit !

 

 

 

L’internationaliste :

Kristian, incarnation de la Bretagne rebelle et éternelle, n’en est pas moins un internationaliste conséquent. Tout jeune ,en 1975, il participera à Bayonne à la grande manifestation contre le verdict condamnant plusieurs militants des FRAP ( les jeunes maoistes du Front Révolutionnaire d’Action Prolétarienne) et d’ETA au garrot. Une époque qui le marquera. Il sera des premières délégations d’Emgann-MGI  à Barcelone dans les Pays Catalans pour construire la CONSEO (Confédération des Nations sans états d’europe), des rencontres avec les indépendantistes Polynésiens conduits par Oscar Temaru, et des multiples échanges avec la gauche nationale Basque.

 

 

 

Ce court portrait ne serait pas complet  si on ne disait un mot de sa famille qui l’aide et le soutien, et qui à son image tient bon face à la répression et ce malgré les années, les milliers kilomètres effectués pour venir le visiter en raison de son incarcération loin de son pays  et de sa famille ce qui est contraire au droit français et européen.

 

 

 

Dix sept ans de prison !

 

 

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En mars 2004 Kristian a été condamné à 11 ans de réclusion pour son engagement au sein de l’Armée Révolutionnaire Bretonne, et de nouveau à 6 ans en juin dernier (peine confondue avec la première). Il s’en est expliqué devant ses juges en évoquant et assumant son choix de la propagande armée en raison de la négation du droit national du peuple Breton à l’autodétermination. A chaque moment il a remonté le moral de ses camarades incarcérés, et sacrément relevé le niveau des débats en mars 2004 comme en juin 2005.

 

 

 

Kristian s’est engagé pour la Bretagne , pour le peuple Breton, pour l’indépendance. C’est sa fidélité à cet idéal qu’il paye aujourd’hui, puisqu’il est accessible à une libération conditionnelle refusée une première fois il y a quelques semaines….Peut être que vous ne partagez pas toutes les options qu’a choisies Kristian…mais il s’est battu pour nous,… et vous, qu’est ce que vous faites pour lui ?

 

 

 

G.R

 

 

 

 

 

 

 
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7 juillet 2005 4 07 /07 /juillet /2005 00:00

Kemmenadenn:

Mantret eo Emgann o klevet disoc'h prosez an Euskariz hag ar Vretoned dirak lez-varn ispisial Pariz.Ur wezh ouzhpenn eo bet kondaonet gant ar varnerien c'hall Breizh en he fezh dre he difennourien, an dud a stourm evit gwirioù o Fobl da vezañ mestr en he bro, da gomz en he yezh, da gejañ dichadenn gant ar pobloù all, kuit a virodorioù ouzh mirout outi a sellet da lec'h all.
Spontet eo Emgann gant ar ponner m'eo kondaonadennoù zo da geñver ar fedoù diskwelet e-kerz ar prosez.
Pouezañ a reomp memes-tra gant ar c'hemmesk, pezh a brou eo bet barnet an hevelep fedoù evit un eil gwezh, ar pezh hag a zo direizh hag enep-lezenn a-grenn.
Kengred eo Emgann ouzh an  damallidi ha gelver a ra an dud d'o harpañ e pep keñver hag e pep degouezh.

Unvaniezh evit difenn ar brizonidi !
Frankiz evit ar Vretoned toullbac'het !
Frankiz evit Breizh !
Breizh Dieub ha Sokialour !

Kemper, d'an 30 a viz Mezheven 2005
e anv Emgann, Yannig Laporte

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7 juillet 2005 4 07 /07 /juillet /2005 00:00

Emgann récuse les condamnations exprimées à la fin du procès de 15 militants Basques et Bretons devant la Cour d'Assise spéciale de Paris.
Une fois de plus les juges français insultent la Bretagne toute  entière en condamant ses défenseurs, les militants du droit de leur Peuple à disposer de lui-même, de s'exprimer dans sa langue, d'échanger librement avec les autres peuples, libéré des miradors qui l'empêchent de regarder le monde.
Emgann condamne la sévérité des peines en regard des faits mis en évidences lors du procès.
Nous noterons que la confusion des peines confirme que l'on a effectivement jugé deux fois les mêmes faits, ce qui est inadmissible au niveau du Droit.
Emgann se déclare solidaire avec  les condamnés et appelle à un soutien total en toutes circonstances.

Unité dans la solidarité !
Liberté pour les Bretons emprisonnés !
Liberté pour la Bretagne !
Bretagne Libre et Socialiste !

Quimper, le 30/06/05
pour Emgann, Yannig Laporte

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26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 00:00

Comme l'ont justement rappellé plusieurs prisonniers politiques Bretons dans le cadre du procès qui se déroulent actuellement à Paris, nous nous définissons comme indépendantistes. Il fallait le redire au moment ou certains médias essayent de nous définir en nous attribuant des qualificatifs politiques qui ne nous correspondent pas ( régionalistes, autonomistes). Pour éclairer ceux et celles qui pourraient s'interroger sur le sens de notre combat nous republions ci-après un texte publié il y a plusieurs années dans notre mensuel (Combat Breton) par notre collaborateur Yann Garduner.

 

 

 

 

Pourquoi l'indépendance ?

 

Au fil des années, nous avons largement montré que notre combat est d’abord celui de nos compatriotes bretons qui luttent dans leurs entreprises pour l’emploi et la justice sociale, qui se mobilisent pour un développement économique de notre pays au service de tous et dans le respect de notre patrimoine naturel, qui se battent pour la défense de notre langue et de notre culture, qui militent au quotidien pour le droit de vivre décemment chez eux, en Bretagne. Nous avons toujours désigné nos adversaires : l’État français centralisateur et négateur des Peuples et le système capitaliste avec ses avatars productiviste néo-libéraux.

            Cela dit sans mettre notre « Gwenn ha Du » dans notre poche nous n’avons pas été de ceux qui prétendaient qu’il suffit de changer de drapeau pour que les hommes et les femmes de Bretagne soient enfin libres au plan individuel et collectif. Et s’il est vrai que nous nous rangeons dans le camp indépendantiste, nous n’avons jamais situé le débat politique en Bretagne sur ce seul terrain-là.

 

L’indépendance est légitime. 

            Si l’on admet que la Bretagne existe en tant que peuple et nation distincte, il est légitime que l’on lutte pour sa souveraineté à l’instar de nombreux autre peuples du monde qui ont su préserver leur indépendance au cours de leur histoire ou qu’il l’ont obtenue après une lutte de libération nationale. Le fait d’être Breton ne doit pas nous priver des droits que les autres ont ou cela revient à dire que nous sommes pas Bretons mais sans doute Français vivant dans un espace géographique appelé Bretagne.

            En outre, est-il nécessaire de rappeler que nous avons déjà connu l’indépendance, celle-là même qui nous fut confisquée après une défaite militaire ? Les siècles ne changeront rien à cette vérité historique.

 

L’indépendance est réaliste.

             Sur le plan économique, il n’est contestable par personne que la Bretagne possède tous les atouts d’un pays capable de se gérer en toute indépendance. Notre pays est bien plus  que le « garde-manger » de la France. Sa taille est comparable à celle des Pays-Bas, de la Belgique, du Danemark, d’Israël… Sa situation géographique à la pointe de l’Europe est l’une des meilleures du monde. Son climat, ses façades maritimes, son potentiel agricole, sont à la fois les alliés et les fruits d’un Peuple dont l’enracinement, le dynamisme et l’ouverture ne sont plus à démontrer.

            Le réalisme n’est pas de dire «La Bretagne  ne peut pas se débrouiller sans la France » sans jamais dire pourquoi. Mais l’irréalisme est bien de justifier la situation de dépendance actuelle qui nous fait croire que nous sommes excentrés dans un État centralisé qui en plus nous prive du cinquième de notre territoire et, partant, du tiers de notre potentiel économique ! Le fameux « problème breton » n’existe pas. Seul existe un problème français en Bretagne.

 

L’indépendance est possible.

            Alors que d’aucuns considéraient naguère l’accès à une quelconque indépendance, comme une chimère propre à occuper les fins de banquets, jamais l’Histoire ne nous à mis ce plat si près à la portée de la main. Sans parler de l’indépendance algérienne de 1962, combien de pays et de peuples se l’ont acquise depuis la dernière guerre et siègent depuis à l’ONU ? Plus près de nous, en Europe, les récents évènements ont montré qu’il n’y avait rien de définitif et que les chapes de plomb des empires les plus totalitaires finissaient par céder. De l’Ukraine à la Lettonie, de la Slovaquie à la Slovénie, plusieurs dizaines de « petites » nations viennent au cours de ces dernières années sinon de ces derniers mois, souvent contre toute attente, de se libérer et d’être reconnus comme peuple indépendants au sein de la Communauté Internationale. Ce mouvement historique qui rappelle curieusement une autre fin de siècle, le XIXème siècle, va bientôt toucher des peuples encore plus proches de nous. Les Basques qui manifestent par dizaines de milliers, derrière des banderoles réclamant l’autodétermination, les Écossais qui réclament une Écosse indépendante en Europe, les Catalans qui s’affirment ouvertement en marche vers l’indépendance, les Corses qui mettent dorénavant en avant le principe de souveraineté nationale, sans oublier les Flamands qui vont bientôt oublier qu’ils avaient été Belges une fois !

            Les Bretons ont-ils intérêt à ne pas saisir cette opportunité historique qui s’offre à eux ?

 

L’indépendance est nécessaire.

            Changer de cadre institutionnel en passant du statut de collectivité régionale à quatre départements et un super préfet à celui de pays indépendant doté de son propre gouvernement désigné par le peuple, ne suffit pas en soi à modifier comme par un coup de baguette magique la réalité socio-économique et culturelle de notre pays, ni le quotidien des Bretons. L’abrogation du chômage et de la précarité de l’emploi, la fin des injustices sociales ne se décrètent pas plus que la relance économique ou le réveil culturel. Sans doute. Reste qu’il serait plus efficace de décider chez nous des mesures à prendre dans tous les domaines que d’attendre que Paris veuille bien y prêter l’oreille. La raison principale tient dans le fait que  nous n’avons pas les mêmes intérêts et qu’ils sont souvent contradictoires. L’émigration des jeunes, les bas salaires, le tout-tourisme, la disparition  de nos agriculteurs et maintenant de nos pêcheurs, autant de désastres qui ne sont pas inéluctables. Ils sont la conséquence de choix politiques qui servent les intérêts de l’État français et des multinationales.

            L’indépendance nous permettrai de défendre nous mêmes les intérêts de notre peuple dans les instances européennes et internationales au lieu de les confier à des ministres qui ne servent que l ‘ « intérêt supérieur » de la France. Sur les plans de l’agriculture et de la pêche, on voit bien comment ce qui fait notre potentiel économique est bradé sur l’autel de l’intérêt commun à Bruxelles et ailleurs, alors que les peuples qui disposent de représentants pour les défendre arrivent à tirer leur épingle du jeu en obtenant des régimes spéciaux ou dérogatoires.

            Ce qui est vrai sur le plan économique l’est tout autant dans le cadre de la lutte contre le chômage et l’exclusion social, la défense de nos côtes et de notre patrimoine naturel, la politique culturelle et linguistique. Cela nous aurait évité d’aller pleurnicher pour un statut de langue officielle ou par la ratification d’une charte européenne !

 

L’indépendance ce qu’elle n’est pas.

            L’indépendance n’est pas l’autonomie. Cette notion, qui a perdu son sens original, est liée à une situation de dépendance qui maintient un peuple sous la domination politique d’un État, qui lui octroie certains droits internes tout en le privant de l’essentiel : la liberté. La Bretagne autonome est un leurre dans la mesure où la France n’est pas historiquement une communauté de peuples qui ont librement consenti à se regrouper comme dans une fédération, mais un état issu d’un système monarchique négateur de ces mêmes peuples. L’autonomie n’est bien souvent qu’une étape transitoire qui tombe comme un fruit mûr lors de la marche d’un peuple vers son indépendance. Si elle peut être bonne à prendre, elle ne peut en rien constituer un objectif à long terme.

            L’indépendance n’est pas l’autarcie. La Bretagne, pays maritime, est suffisamment ouverte sur le monde pour ne jamais être tentée de se replier sur elle-même. Sa prospérité d’autrefois et son développement  (inégal) actuel, elle les doit à ses échanges avec l’extérieur. L’indépendance nous permettrait d’accroître ces relations internationales vers l’ouest et le sud alors que la dépendance actuelle nous enferme dans des relations économiques presque uniquement tournées vers la France et toujours supervisées par Paris.

 

L’indépendance dans l’Europe des Peuples.

            L’indépendance conférera à la Bretagne et à notre peuple un cadre politique et juridique reconnu au plan international et en tout premier lieu au plan européen. L’Europe que nous voulons n’est pas celle du référendum sur le Traité de Maastricht qui ne nous était pas soumis en tant que peuple, comme les Danois ou les Irlandais (sauf le Nord) mais en tant que citoyen d’un état que nous refusons. L’Europe ne pourra être bénéfique que dans la mesure où notre existence  aura été reconnue comme peuple décidant librement de s’associer, de coopérer et d’échanger ou non avec d’autres au plan international.(Pour les mêmes raisons nous avons fait campagne pour le  "non" au référendum sur le TCE en juin 2005 NDLR)

 

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L’indépendance avec le peuple breton.

            L’indépendance ne saurait être déclarée par une poignée d’individus qui se seraient auto-proclamés dirigeants de leur peuple sans le consentement de ce dernier. Elle est au contraire le fruit d’une prise de conscience massive et profonde au sein de l’ensemble de nos compatriote. Elle n’est pas une fin en soi mais un objectif politique dans un projet de libération individuelle et collective. Elle ne peut être définie au préalable dans son contenu réel dans la mesure ou ce n’est pas un groupe de décider à la place d’un peuple. Mais  c’est bien la vocation d’un mouvement politique de faire les propositions qui lui semblent justes afin que chacun se détermine en toute liberté.

Y.G.

 

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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 00:00

 

 

 

Emgann-MGI aux deuxièmes rencontres de la gauche européenne au Pays basque.

 

 

 

Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste a participé aux deuxièmes rencontres de la gauche européenne organisées à Etxarri-Arranaz en Navarre au Pays-Basque le 16, 17, et 18 juin 2005.

L’an dernier ces rencontres avaient permis de jeter les bases d’un débat et d’une campagne contre la constitution européenne. La gauche indépendantiste Basque et sa principale composante (Batasuna) sont à l’origine de cette initiative.

 

Plus d’une vingtaine de nations, avec ou sans état, étaient représentées par une cinquantaine de mouvement ou partis. Outre Emgann-MGI pour la Bretagne, Sinn Fein (Irlande), Anaram Au Patac (Occitanie),  DHK-C (Turquie), Cadize Rebelde (Andalousie), Red and Green alliance (Danemark), PDS (Allemangne), Camp Anti-Impérialiste (Autriche), Endavant, MDT, ERC…(Pays Catalans) ont participés à ces rencontres. Ils y avaient également des représentants Grecs, Portugais, Italiens, Palestiniens, Sardes, Galiciens, Colombiens, Argentins, Mapuches, Uruguayens…

 

Au lendemain de la victoire du non au traité constitutionnel européen dans l’état français et au Pays Bas, les délégués ont travaillés sur les points suivants :

 

 

 

 

-Droit à l’autodétermination

 

 

 

 

-Directive Bolkenstein

 

 

 

 

-Migrations

 

 

 

 

-Politique étrangère et sécurité commune dans l’Union Européenne.

 

 

 

 

Ce fut aussi l’occasion pour notre mouvement de faire connaître la réalité de l’oppression nationale en Bretagne. Par ailleurs le dernier jour des rencontres, les délégués des organisations politiques présentes ont pu retrouvés lors d’une fête marquée par un grand esprit d’internationalisme, les représentants syndicaux notamment ceux du SLB Breton et du STC Corse) et des mouvements de jeunesses réunis dans d’autres endroits du Pays Basque à l’invitation de leurs homologues Basques. Le soir un grand concert anti-impérialiste a réuni plus de 5000 jeunes, sous la bannière de Segi, une organisation de jeunesse...interdite par le pouvoir espagnol !

 

Emgann-MGI se réjouit de sa participation à ces journées qui ont posées les bases concrètes d’une Europe des peuples libres et solidaires dans la continuité de notre travail commun contre le traité constitutionnel européen. Nous remercions chaleureusement nos camarades Basques de la gauche abertzale pour leur invitation et la qualité de leur  accueil (la plupart des intervenants Basques s'exprimant dans leur langue et une traduction simultanée étant assurée pour tous !). Il était particulièrement important pour nous d’être aux cotés de la gauche nationaliste Basque au moment ou une ébauche de solution politique se profile au Pays Basque, notamment grâce à la combativité de la gauche abertzale.

 

 

 

 

Les contributions aux débats sont toujours disponibles sur  :


http://www.ezkerraeuropan.com

 

 

 

 

Pour Emgann-MGI : Primael Petit. (le 21 juin 2005)

 

 

 

 

Emgann-MGI BP 70215 22202 Gwengamp cedex

 

 

 

 

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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00

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Devant la prison de femmes de Rennes le samedi 18 juin un trentaine de personnes ont répondus à l'appel de la la commission prison de l'UR-CNT Bretagne (syndicat révolutionnaire) qui souhaitait mobiliser dans le cadre de la Journée Internationale du Prisonnier Révolutionnaire. A leur invitation les militants d'Emgann-MGI et de la plateforme locale d'Asambles sont venus rappeller la situation spécifique des prisonniers politiques Bretons.

Ce fut l'occasion de rappeller la position de notre mouvement sur le procès se déroulant en ce moment à Paris contre des militants indépendantistes Basques et Bretons et qui est la suivante:

"SOLIDARITÉ !

Souvenez-vous ! C’était il y a un peu plus d’un an, des militants indépendantistes Bretons passaient devant une cour d’assises spéciales parisienne. Un jugement qui intervenait plus de quatre ans après les premières incarcérations dans le cadre des enquêtes sur les activités de l’Armée Révolutionnaire Bretonne ! Une période de détention provisoire record pour 6 militants, les autres comparaissant libres après des périodes d’incarcération plus ou moins longues.

Pendant ces quatre ans que n’a-t-on pas entendu à leur sujet ! Une certaine presse (pas seulement Parisienne !) les avait déjà jugés, grâce aux informations savamment distillées par les magistrats et autres “sources” proches de l’enquête.

Déjà jugés ? Accablés oui plutôt ! Traînés dans la boue ! Après les avoir salis, on les attendait brisés. La plupart ne renia pas à la barre ses opinions, malgré les réquisitions lourdes de l’accusation.

Plusieurs d’entre eux revendiquèrent leur appartenance ou leur sympathie pour l’ARB en raison du contexte politique en Bretagne, du mépris affiché du pouvoir envers certaines revendications Bretonnes, en raison du déficit démocratique que subit le peuple breton comparé aux autres nations d’Europe. Parmi ces revendications méprisées que ces militants mentionnaient, il y en avait deux en faveur desquelles la nouvelle assemblée régionale votera à l’unanimité quelques semaines plus tard : la réunification de la Bretagne et la sauvegarde de langue Bretonne.

Alors isolés les militants indépendantistes Bretons ? Vraiment ? Bien sûr depuis ces votes, on est en droit de se demander ce qui a vraiment changé. Peu de choses… Mais ce n’est pas dans la nature des institutions françaises, tel le conseil régional, fut-il doté de compétences nouvelles suite à une nouvelle décentralisation, que de garantir le droit du peuple Breton à l’autodétermination nationale.

Et puis il y avait “Quévert”, cet attentat qui coûta la vie à une jeune employée d’un Fast-Food. Pendant quatre ans, on avait répété sur tous les tons que les coupables seraient dans le box. Après un procès éprouvant et long, tous les observateurs, y compris les médias qui étaient jusque-là peu favorables aux accusés, durent reconnaître que l’accusation ne disposait pas de l’ombre d’un début de commencement de preuve pour impliquer les accusés dans ce drame… Les militants furent acquittés de ce fait, certains furent condamnés pour d’autres actions n’ayant fait que des dégâts matériels.

Si ils ont pu obtenir ce résultat, c’est grâce à la solidarité de nombreux Bretons et Bretonnes, mais aussi d’une solidarité venant d’autres pays. Un mouvement de solidarité politique, morale, financière, humanitaire, auquel même le procureur fit allusion dans son réquisitoire.

Ce mouvement de solidarité fût au départ porté par de bien petits groupes de personnes, puis ils s’est étendu.

 Il continue et doit trouver un nouveau souffle. En juin des Bretons comparaîtront de nouveau devant une cour d’assises spéciales française, aux cotés de militants indépendantistes basques, pour répondre de leur participation supposée à un vol d’explosifs.

Nous souhaiterions rappeler que certains de ces Bretons ont déjà été jugés en mars 2004 pour les faits pour lesquels ils comparaissent de nouveau. Preuve d’acharnement s’il en est !

D’autres se déclarent totalement étrangers aux faits dont on les accuse. Gardons à l’esprit qu’au départ, peu de gens croyaient ceux de mars 2004 innocents de l’attentat de Quévert. Et pourtant...

Rappelons-nous les années de détention préventive effectuées sans jugement, pour rien parfois, ou si peu ! Rappelons-nous les familles des prisonniers humiliées, obligées d’effectuer des centaines de kilomètres pour aller voir leurs proches incarcérés à Paris, et ce au mépris du droit français et Européen.

Il n’est pas possible non plus, de passer sous silence la réincarcération scandaleuse d’Arno Vannier qui serra sous les verrous lorsque vous lirez ces lignes. Il a un reliquat de quelques mois de prison à effectuer suite à sa condamnation pour sa prétendue appartenance à l’ARB. Difficile de ne pas parler là encore d’acharnement et de se dire que si Arno était patron véreux, ex-préfet collabo ou magistrat en disgrâce, il n’aurait pas subit le même sort. Nous pensons de même au sujet de Kristian Georgeault, dont la liberté conditionnelle vient d’être refusée.

Le contexte général du procès sera différent et puis il y aura les Basques.

Nous n’avons pas à juger les Basques, ni leurs méthodes de lutte quoiqu’elles nous inspirent. Nous savons seulement une chose : leur pays doit retrouver la paix, ce conflit sanglant doit cesser et cela ne sera possible que lorsque la démocratie sera respectée dans ce pays par les états français et espagnols. Une paix basée sur la négociation entre toutes les parties, s’appuyant sur le respect du droit à l’autodétermination, une solution souhaitée par la majorité sociale au Pays basque, basée sur le bon sens et pas sur la répression aveugle. "

Cette prise de position est tirée de "Combat Breton" (numéro 8) le mensuel d'Emgann-MGI, disponible pour 10 euros par an (chèque à l'ordre d'Emgann) à envoyer à Emgann BP70215 22202 Gwengamp cedex.

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19 juin 2005 7 19 /06 /juin /2005 00:00

                              

 

        
 

 

 

 

 

D’ar sadorn 18 a viz even e oa aet izili A-Stroll da skignañ traktoù e kastell ar Roc’h Ugu  evit goulenn e vefe muioc’h a sikour evit ar Brezhoneg digant kuzul-meur Aodoù an Arvor.

Tro mil trakt zo bet skignet, ha degemeret mat gant an dud. Claudy leBreton prezidant an departamant en deus lavaret da stourmerien ha stourmerezed A-Stroll e pellgomzfe dezhe a-benn studial o c’houlennoù.Hennezh eo an hini en devoa goulennet digant an tier kêr eus an departamant da lakaat Saozneg en o c’hannadigoù, pa n’eus tamm plas ebet evit ar Brezhoeg e hini an departamant ! Christian Leprovost atebek war ar sevenadur er c’huzul-meur e deus graet kement all. Kement mañ o deus embannet dirak ar gelaouennerien niverus deuet  d’ar Roc’h Ugu evit digoradur hañvez sevenadurel ar c’huzul departamant. Renerien ar c’hastell o deus embannet int ivez e oant kontant da lakaat brezhoneg war wel war al lec’h.

 

Ma seblant laouen izili A-stroll e lavaront e vo ret  heuliañ tout se a dost evit ma vefe lakaet e pleustr an holl bromesaoù  kaer se.

 

Sed aze da heul trakt A-Stroll :

 

 

 

„N’omp ket chas ! Brezhoneg yezh ofisiel !

 

 

 

Etre ar chas hag an dud , ar yezh  an hini eo a ra an diforc’h. Eus ur vro d’eben e harz ar chas er memes mod. Pep pobl avat he deus he sevenadur hag he yezh. Ken pouezus eo spered an den hag e gorf ha ken gwazh eo lazhañ e yezh hag e gorf.

 

 

 

Nac’het e vez hon gwirioù gant mellad 2 ar vonreizh c’hall a zo un torfed ofisiel a-enep gwirioù mab-den.

 

 

 

Goude un hir a stourm hor boa lakaet departamant Aodoù an Arvor da ginnig panelloù brezhonek war vord an hentoù. Hag abaoe...da grediñ  zo eo deuet politikerezh yezh an departamant da vezañ nemet gortoz ambrougiñ ar c’harr-kañv.

 

 

 

Goulenn groñs a reomp digant ar c’huzul-departamant :

 

 

-Ma vo ar brezhoneg par d’ar galleg e kement tra skrivet er Roc’h Ugu pe da vrudañ a arvestoù a vo kinniget eno.

 

 

-Ma vo degemeret ar Brezhoneg e kannadig ar c’huzul departamant « Côtes d’Armor ».

 

 

-Ma vo bruderezh e Brezhoneg e kement darvoud skoazellet gant ar c’huzul-departamant.

 

 

-Ma vo degemeret ar Brezhoneg e melestradurezh ar c’huzul departamant.

 

 

-Ma vo savet ul luskad foran e kenver ar brezhonegerezed hag ar vrezhonegerien evit ma vo lorc’h enne oc’h ober gant ar yezh koulz er vuhez bemdez evel er vuhez foran. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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