Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 20:46

Conférence de presse commune à Paris de Emgann-MGI, Corsica Nazione, Batasuna, Anaram Au Patac (210207)

 

 

 

 

Il y a quelques mois  plusieurs organisations* politiques issues des peuples sous tutelle française proclamaient à l’occasion des journées internationales de Corte en Corse :

 

 

 

-Leurs droits à l’autodétermination

-Le droit de mettre en œuvre dans le cadre d’un statut officiel le développement de nos langues et nos cultures.

-Le droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et social.

-Le droit à la reconnaissance comme peuple et comme nation

-Le droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation

 

 

 

Hier à Paris devant la presse Jonathan Guillaume pour Emgann-MGI (Bretagne), Jean Gui Talamoni et François Sargentini pour Corsica Nazione (Corse), Xabi Larralde pour Batasuna (Pays Basque), Eric Goyenetche pour Anaram Au Patac (Occitanie) ont réitéré cet appel et rappelé leurs souhait de profiter du contexte électorale  pour réaffirmer le droit de toutes les nations sous domination française à choisir leur avenir librement.

 

 

 

Par ailleurs les mouvements présents se sont donnés rendez à Rennes le 02 mars prochain à 19h (maison du champ de mars) pour un meeting commun ouvert à tous, prélude à d’autres rendez vous dans les prochaines semaines.

 

 

Pour Emgann-MGI : Gael Roblin.

 

 

 

 

 

*

 

 

Appel signé par : Batasuna (Euskal Herria, Pays Basque), Abertzaleen batasuna (Pays Basque) Corsica Nazione independente (Corsica), Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste (Breizh), Tavini Huiratira (Polynésie), Parti Komunis Pou Lendependans ek Sosyalism et Consel National des Conseils Populaires (Martinique), Anaram Au Patac (Mouvement de la Gauche Revolutionaire Occitanne), Mouvement d'Emancipation Démocratique et Sociale (Guyane), ERC Gauche Republicaine Catalane.. UPA (Union du Peuple Alsacien)

D'autres infos sur :

 http://www.unita-naziunale.org/portail/220207-internaziunale-indipendentisti.htm

 

 

 

 

Repost 0
20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 15:28

 

D'ar sadorn 17 a viz meurzh e vo tu da vanifestiñ a-enep d'an nukleel hag enep d'an EPR e Roazhon evel e lec'hioù all er stad c'hall. Na c'hellomp nemet lavaret ez omp akord penn da benn gant ar rouedad "Sortir du nucléaire" e karg eus aozadur an darvoud.Bez e choulennomp d'hon izili ha mignoned mont da gemer perzh er vanif a vo e Roazhon a-benn diskouezh e chom pobl breizh enep d'an energiezh nukleel.

Siwazh, war lec'hienn an aozerien http://www.stop-epr.org/ n'eus tamm brezhoneg ebet, padal e vez kavet yezhoù all.

Deuit d'ar vanif gant gitonioù e Brezhoneg !

Skrivit d'an aozerien evit lâret eo bet disoñjet hor yezh vroadel ha n'oc'h ket kontant gant kement mañ :

 jocelyn@stop-epr.org

 contact@sortirdunucleaire.fr

Brezhoneg bev hag ofisiel e-doug ar stourmoù ivez !

 

Repost 0
19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 18:44

A l'initiative du mouvement culturel Occitan une manifestation aura lieu à Beziers le 17 mars prochain en faveur des revendications suivantes:

"Les médias
Nous voulons un service public de radio et de télévision en langue occitane.
Nous demandons une aide spécifique pour les opérateurs privés (radios associatives, télévisions, presse ) qui travaillent en faveur de la langue occitane.

La création
Le soutien à la création, c'est une politique spécifique en faveur de l’édition, du théâtre, du spectacle vivant en général, du cinéma et de la musique.La population doit pouvoir découvrir une culture trop souvent occultée.

L’enseignement
Il faut que chacun puisse choisir s'il le souhaite un enseignement sous des formes diverses :

  • un enseignement en occitan ( bilingue à parité horaire ou en immersion) ;
  • un enseignement de la langue et de la culture occitanes ;
  • un enseignement spécifique en direction des adultes.

Il s'agit d'une politique d'offre généralisée.

La vie publique
L’occitan doit être présent dans la vie publique. Cela veut dire par exemple :

  • le respect de la toponymie et la mise en place d’une signalisation bilingue ;
  • l’encouragement à l’utilisation de la langue occitane dans les lieux publics et dans la vie sociale.


Toutes ces demandes ont pour seul but de permettre à une langue de vivre et à ceux qui le désirent de l'utiliser. Elles s'adressent à la fois aux collectivités locales occitanes (communes, communautés de communes, départements, régions) et à l’Etat. Chacun doit prendre en charge ce qui est de sa responsabilité. Il appartient à l'Etat d'adapter sa législation.

Le collectif « Manifestar per l’occitan »
Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique
Felibrige, mouvement de défense de la Langue d'Oc
F.E.L.C.O. Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc
Calandreta, écoles occitanes associatives laïques
Òc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public
Conselh de la Joventut d'Òc, plateforme de la jeunesse d'Oc
"

Le conseil culurel de Bretagne organise un départ collectif  pour que les Bretons soient présents aux cotés des Occitans dont nous partageons bien des revendications, pour tous renseignements :ksb@kuzul.info ou gwenvael@kuzul.info 02 99 87 17 65 ou 02 99 63 18 83.

Pour notre part nous vous invitons les militants indépendantistes bretons à aller manifester le même jour aux cotés de nos camarades du mouvement révolutionnaire de la gauche occitane http://perso.orange.fr/anaram/ et des signataires  l'appel de Corte qui seront présents eux aussi à Béziers.




Repost 0
16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 19:03

 

Pays de la loire : vas te faire voir !

 

 

 

http://www.dailymotion.com/visited/search/GIR/video/x17uh9_44bzh

Repost 0
14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 13:12

 

Ar vanifestadeg a oa sañset bezañ dalc'het en Oriant d'ar 24 a viz meurzh  evit difenn ar skolioù Diwan, goulenn ur statud publik breizhad a zoujfe ouzh ar soubidigezh, hag evit ar Brezhoneg ofisiel  a vo dalc'het a-benn ar fin d'an 31 a viz meurzh en Oriant.

Deuit niverus !

Repost 0
9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 14:43
Si on est fiché pour raisons politiques, il vaut mieux être du bon côté du manche pour défendre ses droits...

Une information judiciaire a été lancée le jeudi 8 février 2007 par le parquet de Paris suite à la plainte de monsieur Bruno Rebelle, membre de l'équipe de campagne de Madame Ségolène Royal, candidate du Parti Socialiste Français à l'élection présidentielle du printemps prochain.

En un temps record, ce ressortissant et citoyen français a pu accéder à ce qui lui a été présenté comme étant le dossier constitué à son sujet par le Renseignements Généraux, police politique de l''Etat français.

En un temps record, ce ressortissant et citoyen français a obtenu l'ouverture d'une information judiciaire.

C'est formidable!

Des Bretons, citoyens et ressortissants français eux aussi, ont fait l'objet de fiches établies entre le 7 février 1999 et le 8 août 2000 par deux autres services de la police française, la D.N.A.T. (Division Nationale Anti-Terroriste) et le Service Régional de Police Judiciaire de Rennes, précisément à l'époque du gouvernement de la gauche plurielle, gouvernement dont faisait justement partie Madame Ségolène Royal.

Même si aucun de ces Bretons fichés n'a encore porté plainte, le parquet peut parfaitement décider d'enquêter à ce sujet. Le fera-t-il?

Les lois françaises et la Convention Européenne des Droits de l'Homme (supérieure aux lois françaises, voir l'article 55 de la Constitution - elle garantit notamment les droits suivants: droit au respect de la vie privée et familiale, liberté de pensée, de conscience et de religion, liberté d'expression, liberté de réunion et d'association) ont été et sont toujours clairement violées par la création de ces fiches et le recel des fiches illégalement créées.

Parmi les informations illégalement recueillies, en voici deux dont l'intérêt pour des enquêtes et instructions ouvertes sur des infractions pénales telles que vol d'explosifs et attentats n'échappera à personne: * le 4 février 1989, X participe à la manifestation organisée à SAINT-BRIEUC (Côtes d'Armor) par l'union des enseignants de breton pour réclamer la création d'un D.E.U.G, de langue bretonne;

* le 29 janvier 1994, Y participe à une manifestation de *Stourm Ar Brezhoneg, protestant contre la restriction de la programmation en langue bretonne sur la chaîne France 3 et en faveur de la création d'une chaîne de télévision bretonne.

Deux poids, deux mesures, une fois de plus!

Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,

Le porte-parole, Klaod An Duigoù

Repost 0
7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 17:14

Brezhoneg war ar web ! Brezhoneg e pep lec'h !


http://blog.gwagenn.tv/

http://gwagenn.tv/

 


 

Repost 0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 09:57

Sed aze ul liamm a-benn mont da sellet ouzh ur filmig graet a-pad manif dilun a-enep d'an FN hag evit ar Brezhoneg e Roazhon, da skignan !

Voici un lien pour regarder un petit film sur la manif anti-FN et pro-langue Bretonne de lundi à Rennes, à diffuser:

http://www.dailymotion.com/Stourm/video/x13ipn_manif-290107

Repost 0
30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 18:02

Compte rendu et texte lu lors de la manif anti fn et pro langue bretonne hier à Rennes

Ouzhpenn 200 den o doa kemeret perzh dec’h er vanifestadeg goude komzoù Marine Lepen. Fellout a ra da Emgann trugarekaat an holl hiniennoù ha strolladoù o devoa galvet da gemer perzh.

Plus de deux cent personnes ont défilés à Rennes hier contre le FN suite aux propos de Marine Lepen. Emgann-MGi tient à remercier tout les individus et organisations qui avaient appelés à y participer.

Voici le texte bilingue de notre prise de parole lue devant France 3 qui redonnait la parole au Fn sans qu’aucun politicien n’ai condamné ces paroles :

Mard omp bodet fenoz n’eo ket hepken evit enebin ouzh komzoù gouennelour an FN a nac’homp grons, met ivez evit talañ ouzh un dagadenn, unan ouzhpenn enep d’hor yezh.

Si nous sommes rassemblés ce soir cela n’est pas seulement pour refuser la banalisation du discours raciste du FN que nous combattons résolument, mais c’est aussi pour répondre à une attaque, une de plus contre notre langue.

Ar brezhoneg, a veze komzet ur c’hantved zo gant muioc’h evit ur milion a dud, a zo c’hoazh hiziv yezh pemdez tost da 300 000 Breton. Daoust da bolitikerezh yezhel ar frans, c’hoant gant ar stad se da lazhañ hor yezh abaoe pell, eo chomet bev ar brezhoneg.

La langue bretonne qui était parlée il y a un siècle par plus de un million de personnes est encore aujourd’hui la langue quotidienne de 300 000 Bretons. Malgré la politique linguistique de la France qui veut éradiquer notre langue depuis longtemps, notre langue est restée vivante.

Un dazont gwallziasur zo ganti padal, memes m’omp bet gouest ,ni Bretoned, da grouiñ binviji a-benn treuskas anezhi d’ar rummadoù da zont, ha gouest da vont er maez al lezenn c’hall evit ma vefe gwelet war vord an hentoù da skouer.

Elle a devant elle un avenir bien sombre, même si nous avons été capables de créer des outils pour la transmettre aux autres générations en terme d’éducation, capables de passer outre la loi française pour qu’elle soit présente sur le bord des routes par exemple.

Evit ma adtapfe hor yezh ur plas reizh er gevredigezh, ur plas a yezh ofisiel met ivez ur plas a yezh eskemm natur koulz er vuhez brevez evit er vuhez foran, e vo ret deomp talañ ha derc’hel penn d’ur stad hag a nac’h anzav ez eus deus ouzhimp evel pobl, hag a nac’h e vefe deus ar Brezhoneg ha deus yezhoù all c’hoazh.

Pour que notre langue retrouve une place juste dans la société, une place de langue officielle mais aussi une langue d’échange naturelle autant dans la vie privée que dans la vie publique, il nous faudra faire face et faire plier un état qui refuse d’admettre que nous existons en tant que peuple, et qui nie l’existence de la langue bretonne et des autres langues sur son territoire.

An dro spered mañ zo kadarnaet gant bonnreizh bro-c’hall, mellad daou ar skrid man a lak da yezh ofisiel nemeti ar galleg. N’eus nemet e Turkia e c’heller kaout un emzalc’h henvel a-berzh ar stad.

Cet état d’esprit est validé par la constitution française, son article 2 fait du français la seule langue officielle de l’état. Il n’y a qu’en Turquie que l’état à une attitude comparable.

An emzalc’h-se diazezet don e sonjoù politikourien bro-c’hall he deus levezonet sur-a-walc’h Marine Lepen evit ma embannfe tost da dek devezh zo

C’est cette attitude qui est profondément inscrite dans l’analyse politique des politiciens français qui a influencée Marine Lepen pour qu’elle déclare il y a presque 10 jours :

« La langue qui est un élément fondamental de lien du peuple français, est en train de disparaître. Sous le règne de M. Sarkozy est apparu, en Bretagne par exemple, le bilinguisme. C’est-à-dire que vous avez, non plus ce qui pouvait être compréhensible le nom de la ville en breton, mais maintenant vous avez par exemple « toute direction » ou « zone commercial » ; c’est-à-dire que l’on revient au bilinguisme et ça c’est extrêmement grave. ».

Evel-just n’eus bet politikour gall ebet evit kondaonin ar c’homzoù se. Padal a-benn nebeut e vo ret deomp votiñ sanset evit dibab piv vo hon mestr e Pariz, daoust ha e rankomp degemer-se evel un asant ?

Pourtant il n’y a eu aucun politicien pour condamner ces paroles. Pourtant nous sommes sensés voter pour choisir nos maîtres de Paris, devons prendre ce silence comme un assentiment ?

Sur a-walc’h, sur omp bepred ne vo ket displijet tud evel Chevènement da skouer gant seurt kaozioù. Ma vez asantet ken mat ar c’homzoù se evel preder gouenneleour ha trevandennour an FN dre vras ez eo peogwir eo bet sanket don e penn an dud e oa ar brezhoneg un is-yezh a ranke mervel

Nous sommes surs que des gens comme Chevènement ne seront pas en désaccords avec de tels propos. Si de tels propos passent si bien sans provoquer de réactions c’est par ce que on a bien enfoncer dans la tête des gens que la langue Bretonne n’était qu’une sous langue et qu’elle devait mourir :

Selaouit kentoc’h/ecoutez plutot ce florilège :

"La langue Bretonne est une langue morte, c’est ce qui est faire habiter une tombe à la pensée." (Victor Hugo) "Ce sont de rauques syllabes celtiques mélées aux grognement des animaux et au claquement des charettes" (Flaubert)

A propos des Bretons/Diwar-benn ar vretoned

"Ses lèvres retroussées par des dents blanches comme la neige, ses grands et ronds yeux noirs garnis par de sourcils menaçants, ses oreilles pendantes et ses cheveux roux appartenaient moins à notre belle race caucasienne qu’au genre des herbivores" Balzac

"C’est un peuple au caractère sombre, méfiant jaloux ahuri par tout ce qu’il voit sans comprendre" (Flaubert)

 "Créer pour l’amélioration de la race bretonne quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français" (Auguste Rommieu préfet du finistère)

et du racisme en général :

Jules ferry : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, par ce qu’il y a un devoir pour elles : elles ont le devoir de civiliser les races inférieures"

 Jean jaurès : "Pour la France la langue est l’instrument nécessaire de la colonisation, il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l’indigène, viennent au secours des colons français, dans leur oeuvre difficile de conquête morale et d’assimilation" Irénée carré "Il y a un intérêt de premier ordre à ce que tous les Bretons comprennent et parlent la langue nationale : ils ne seront vraiment français qu’a cette condition."

Arlette Laguiller "Le breton est une langue inférieure, on ne peut pas réfléchir, philosopher avec... »

An dastumadeg se e c’hellomp bremañ ouzhpenniñ gant komzoù Marine Lepen.

Nous pouvons ajouter à ce recueil de morceaux choisis les paroles de Marine Lepen.

Ar preder gouennelour a-enep d’ar vretoned ha d’ar brezhoneg en deus prientet an dachenn evit tro-spered gouennelour hag estrengas an FN...

La pensée raciste contre les Bretons et ostracisant leur langue a préparée le terrain au discours xénophobe et raciste du FN.

Anat eo d’an holl en deus levezonet sonjoù an FN un tamm mat deus ar gevredigezh a-vremañ, war dachenn ar ouennoulouriezh met ivez war dachenn al lezennoù a zebr tamm ha tamm ar frankizoù, koulz war dachenn an istor. Prezegenn hiraezus an FN evit koulz mat an trevandennoù zo adkemret gant an UMP hag asant un tamm deus an tu-kleiz.Na zisonjomp ket eo bet votet diwar intrudu an UMP ul lezenn evit embann perzhioù mat an trevandennouriezh !

Il est évident à tous que les idées du Fn ont influencées de façon conséquente notre société, sur le terrain du racisme mais aussi sur le terrain des libertés publiques qui sont peu à peu rognées. N’oublions pas que son discours nostalgique de la coloniale est repris par la droite et une partie de la gauche. N’oublions pas que sur proposition de l’UMP une loi a été votée pour vanter les bienfaits de la colonisation.

Fenoz e fell deomp sevel un nebeut goulennoù/ ce soir nous voulons poser quelques questions : Abalamour da betra e seblant asantiñ ar bolitikourien all kaozioù an FN diwar-benn ar brezhoneg ? Hag asantiñ a rafent ?

Pourquoi aucun politiciens ne condamne t il les propos de du FN sur la langue Bretonne ? Approuveraient ils ? Abalamour da betra e chom ken mut ar strolladoù ken prim da gondaoniñ an Fn pa lâr traoù euzhus enep d’an estranjourien ? Hag asantiñ a rafent ?

Pourquoi les partis restent ils si silencieux alors que d’habitude ils sont si prompts à condamner le FN lorsque celui-ci bassement s’en prend aux étrangers ? Approuveraient ils ?

N’eus ket tu embann e stourmer evit ur bed reishoc’h pa ne stourmer ket evit ma c’hellfe pep pobl bevañ en e yezh .Ofisialisaat ar brezhoneg a dalvez rein an tu d’ar vrezhonegerien ober gant o yezh pa fell dezho, er vuhez foran ivez. Ken dister ez eo plas ar brezhoneg er mediaoù da skouer (evel war frans 3), er skolioù, en ensavadurioù dre vras e vo ret lakaat da blegañ ur stad hag e lakizien hag a seblant kaout memes sonjoù evit an FN.

On ne peut pas dire que l’on lutte pour un monde plus juste lorsque l’on refuse que chaque peuple puisse vivre dans sa langue. Officialiser le breton cela veut dire donner la possibilité à tous les britophones de choisir d’utiliser leur langue lorsqu’il le souhaite. La place de langue bretonne dans les médias, dans les écoles, dans les institutions est ridicule. Il faudra pour inverser le cours lutter contre les laquais d’un état qui ont le même état d’esprit que le FN.

Deomp ni dizalc’hourien ez eo sklaer e rank ar vretoned mestronian o dazont war gement tachenn zo, hini ar yezh met ivez war an dachenn bolitikel, sokial hag ekonomikel, setu ma soñjomp e rankomp kaout hon ensavadurioù evit en ober.

Pour nous en tant qu’indépendantistes il est clair que les Bretons doivent pouvoir maîtriser leurs destin sur le plan linguistique mais aussi sur le terrain économique, sociale et politique.

Gant kamaraded stourm a vev dindan beli stad c’hall hon doa embannet un nebeut mizioù zo an destenn a-heul.

« Ni, strolladoù liammet gant pobloù Korsika, Euskal Herria, Polinesia, Breizh,Gwian, Martinik, Oksitania, Broioù Katalan, …abalamour d’ar gwir broadel kement hag abalamour da vellad 1514 ar Broadoù-Unanet hag a gras da garta 1966 ar gwirioù sivil ha politikel ar Broadoù-Unanet, e tiskleromp ez eo peurbadus ha dinac’hus ar gwirioù a-heul :

1°) Gwir da lakaat da ziorenn dre ur framm ofisiel hor yezhoù ha sevenadurioù

2°) Gwir da vestroniañ ha da vrudañ he ziorenn ekonomikel ha sokial

3°) Gwir da vezañ anzavet evel pobl ha broad

4°) Gwir d’en em dermeniñ

5°) Gwir da lakaat e pleustr ur argerzh a zidrevadenniñ."

Avec d’autres organisations et camarades issus des peuples sous domination française nous avons publiés il y a quelques temps l’appel suivant :

« Nous organisations issues des peuples Corse, Polynesien, Basque, Breton, Catalan, Occitan et Martiniquais, Guyanais tant en vertu du droit national qu’en référence à la résolution 1514 des nations unies et de la charte des droits civils et politiques des nations Unies de 1966, déclarons solennellement le caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants :

1°) droit de mettre en œuvre, dans le cadre d’un statut officiel, le développement de nos langues et cultures.

2°) droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et social.

3°) droit à la reconnaissance comme peuple et nation.

4°) droit à l’autodétermination.

5°) droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation. »

Batasuna, Abertzaleen Batasuna (Euskal Herria, Pays Basque), Corsica Nazione independente (Corsica), Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste (Breizh), Tavini Huiratira (Polynésie), Parti Komunis Pou Lendependans ek Sosyalism et Consel National des Conseils Populaires (Martinique), Anaram Au Patac (Mouvement de la Gauche Revolutionaire Occitanne), Mouvement d’Emancipation Démocratique et Sociale (Guyane), ERC Gauche Republicaine Catalane.

D’ar gwener 2 a viz meurzh ec’h aozimp ur meeting etreboadel gant lod eus sinerien ar galv, e Roazhon d’ 8e noz e sal « du champ de mars ».

Le vendredi 2 mars nous organiserons un meeting avec certains des signataires à Rennes à 20h salle du champ de mars.

D’ar sadorn 17 a viz meurzh e Beziers e Okistania evit difenn an Oksitaneg, ur c’harr-boutin a loc’ho deus Breizh.

Le Samedi 17 mars une délégation bretonne ira soutenir la manif pour l’officialisation de l’Occitan à Béziers, un car quittera la Bretagne.

D’ar sadorn 24 a viz meurzh en Oriant evit ma vefe roet ur statud publik d’ar skolioù Diwan en ur zoujañ ouzh d’ar soubidigezh hag evit ma vefe ofisiel ar Brezhoneg e Breizh.

Le samedi 24 mars manifestation à Lorient pour un statut public respectant le principe d’immersion pour les écoles Diwan et pour officialiser la langue Bretonne.

Nous vous convions à ces trois initiatives.

Ra vevo ar brezhoneg !

Brezhoneg ofisiel !

Bevet Breizh Dieub !

Pour Emgann-MGI : Gael Roblin. emgannetre@no-log.org

PS : tapez agencebretagnepresse dans votre moteur de recherche et vous trouverez plein de photos dette manif en une.


Photos rennes-infos
 
Repost 0
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 16:15

Une tribune de Xabi Larralde et Gael Roblin

Le sens de notre appel.

Il y a plusieurs mois plusieurs organisations politiques issues des peuples sous tutelle française proclamaient à l’occasion des journées internationales de Corte en Corse

-Leurs droits à l’autodétermination

-Le droit de mettre en œuvre dans le cadre d’un statut officiel le développement de nos langues et nos cultures.

-Le droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et sociale.

-Le droit à la reconnaissance comme peuple et comme nation

-Le droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation

Les organisations signataires de ce texte existent en Corse, Bretagne, Pays Basque, Alsace, Occitanie, Pays Catalans, mais aussi en Polynésie, Martinique, Guyane, et d’autres sont susceptibles de les rejoindre dans les mois qui viennent. Elles évoluent dans des contextes très différents et n’ont pas toutes le même poids, mais nous pensons que leur appel résonne de façon bien particulière alors que nous sommes dans une période qui devrait être riche en débats notamment en matière institutionnelle.

Ce texte rappelle aussi que la persistance de ces revendications partagées par des centaines de milliers de « citoyens » dit « français » démontre le caractère rétrograde de l’état français en matière démocratique et de diversité culturelle, ainsi que de son mépris souverain du droit international, puisque le non-respect de ces revendications se fait en violation de la résolution 1514 des nations unies et de la charte des droits civils et politiques des nations Unies de 1966.

Mais au delà des « textes » quelques récents exemples d’actualité viennent donner encore plus de reliefs et de pertinence à cette déclaration.

46 % des citoyens de l’Union Européenne vivent dans des espaces locaux disposant de fort pouvoirs législatifs…Ce n’est bien sur le cas d’aucun des peuples sous domination française. Ajoutons à cela que le Danemark, L’Irlande, les trois pays Baltes, la Slovénie (et ce ne sont que quelques exemples) eux sont des états indépendants (par ailleurs membres de l’UE et donc susceptibles de la présider) ayant une population et des territoires souvent comparables (ou inférieur en nombre ou en surface) à celle de …la Bretagne par exemple, ou encore à la Corse si l’on fait la comparaison avec Malte ou Chypre….

Le débat qui risque fort de traverser de façon centrale les élections de mai en Ecosse sur l’accession à l’indépendance, le récent accès du Montenegro à cette forme de souveraineté renforcent notre volonté de débattre et affirmer notre droit à décider chez nous de ce qui nous semble bon. Ces quelques faits incontestables viennent éclairer le formidable et sidérant déficit démocratique que nous dénonçons.

L’article deux de la constitution française stipule que la langue de la république est le français. A l’exclusion de toutes les autres langues bien sur. Nos langues, celles de millions de prétendus « citoyens français » sont exclues de la vie publique, des médias, des institutions…Ce n’est pas la vague promesse de la candidate socialiste de ratifier (enfin !) la charte européenne de langues minoritaires si elle était élue et la tentative malheureuse du député UMP Marc LeFur d’engager un débat sur ce point lors du débat sur la question du corps électoral en Kanaky qui assouvissent la soif de débat et d’actes concrets des centaines de milliers de ceux qui militent pour l’épanouissement et la promotion de nos langues.Personne d’autre n’a rien à dire ?

Outre la revendication strictement culturelle notre appel posait clairement la question du droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et sociale pour nos peuples. Si plus de 4500 élus de Bretagne se sont positionnés (tous comme le conseil régional de Bretagne administrative et le conseil général de Loire-Atlantique) suite à de longues années de mobilisations populaires, en faveur de l’unité territoriale de la Bretagne c’est bien que le cadre de référence socio-historique local commun à tous les Bretons apparaît comme un espace possible pour construire de nouvelles solidarités, mais aussi un cadre cohérent pour un nouveau développement socio-économique. Personne ne les a entendu ?

Depuis l’échec du référendum suite au processus dit de Matignon, la Corse n’a pas trouvé la sérénité et le peuple Corse n’a toujours pas les moyens de prendre ses affaires en main. La seule réponse a de graves questions de fond comme l’évolution institutionnelle, la dépossession de la terre au profit d’étrangers fortunés a été et reste la répression. Alors qu’arrestations et incarcérations se multiplient, que des Corses perdent leurs vies dans des actions clandestines, y a t il dans ceux et celles qui prétendent à la présidence de l’état français des hommes et des femmes de dialogue ?

Les dramatiques récents développements du conflit politique en Pays Basque confirment l’implication de l’état français aux côtés de l’état espagnol (comme le rappelle notamment la présence de plus de 130 prisonniers politiques Basques dans les prisons de la république). La France doit s’inscrire dans un processus de paix basé sur la reconnaissance du droit à l’autodétermination, processus qui doit pour nous continuer. Dans la partie du pays basque située dans l’état français la volonté de changement et de reconnaissance politique et institutionnelle est également très forte, mais là encore y a t il quelqu’un pour en débattre ?

 

On se souvient de l’émoi légitime suscité il y a quelques mois par le vote de la loi relative aux « aspects positifs » de la colonisation française de part le monde. Nous avons joint nos voix à celles de nos camarades d’ « Outre-Mer » à travers cet appel pour qu’enfin la France se mette en conformité avec le droit international dont elle se revendique en matière de décolonisation, afin que Martiniquais, Guyanais, Guadeloupéens, Kanaks, Polynésiens et d’autres décident en toute souveraineté de leurs choix économiques, culturels, environnementaux. Que l’on cesse de réécrire l’histoire pour leur permettre de dessiner leur futur ! Ca non plus ça ne mérite pas un débat ?

La destitution récente de l’indépendantiste Polynésien Oscar Temaru suite aux basses-manœuvres de l’UMP et la complicité de l’UDF, qui présidait la collectivité de Polynésie souligne douloureusement la pertinence d’une des revendications de son parti (le Tavini Huiratiraa) précisé lors de la rédaction de notre appel qui stipulait « Tahiti Nui étant un Pays d’Outre Mer, le Tavini Huiraatiraa réclame le droit d’élire par la voie du suffrage universel son président. » Là encore si cette revendication démocratique avait été mieux entendue nul doute que le destin actuel de la Polynésie serait tout autre.

La reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples sans état sous domination française est une revendication démocratique, elle sous entend le règlement global et juste de situations plus ou moins conflictuelles. Certains sans doute, nous rétorquerons que le seul sujet historique collectif est le peuple français et que le reste n’est que du vent…A ceux là nous souhaitons rappeler que hormis la France, seule la Turquie parmi les membres du conseil de l’Europe refuse de reconnaître l’existence de plusieurs peuples sur son territoire. Aux autres nous réaffirmons notre souhait de débattre…Chiche ? Il paraît qu’il y a bientôt des élections …En ce début d’année c’est le principal vœux que nous formulons.

Gael Roblin (Porte-parole du mouvement de la gauche indépendantiste de Bretagne-Emgann)

Xabi Larralde (Porte-Parole de Batasuna, Gauche Indépendantiste Basque)

Appel signé par : Batasuna (Euskal Herria, Pays Basque), Abertzaleen batasuna (Pays Basque) Corsica Nazione independente (Corsica), Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste (Breizh), Tavini Huiratira (Polynésie), Parti Komunis Pou Lendependans ek Sosyalism et Consel National des Conseils Populaires (Martinique), Anaram Au Patac (Mouvement de la Gauche Revolutionaire Occitanne), Mouvement d'Emancipation Démocratique et Sociale (Guyane), ERC Gauche Republicaine Catalane.. UPA (Union du Peuple Alsacien)

 

Repost 0

Articles Récents