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Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 17:16




EMGANN Mouvement de la Gauche Indépendantiste bretonne,apporte son soutien à Kadir Dilsiz, militant kurde actuellement en prison à Izmir et dont le procès s'ouvre aujourd'hui même.

Que lui reproche-t-on ? D'avoir travaillé pour la chaîne kurde ROJ TV et d'avoir dénoncé les prisons de type F et l'isolement carcéral, ce qui est suffisant pour faire de lui un militant du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) aux yeux de la « justice » turque et donc de faire de lui un terroriste.


Rappelons qu'en Turquie il est interdit d'être kurde, de dire que l'on est kurde, d'arborer un drapeau kurde, de parler kurde, d'élire un député kurde... Nous nous souvenons très bien de l'engagement de Kadir à nos côtés,lorsque la « justice » française mettait en place la kabale qui s'abattitsur les indépendantistes bretons, comme nous gardons un souvenir ému de saparticipation à la Marche pour l'Indépendance de la Bretagne de 2001.



Nous appelons les militants antirépression, les indépendantistes, les défenseurs des droits de l'humain, à intervenir auprès des ambassades et consulats turques afin de dénoncer ce déni de jusice. Emgann-MGI se déclare disponible pour toute mobilisation allant dans ce sens.



EMGANN relations internationales: Yannig Laporte le 24 12 08 Frankiz evit Kadir ! Frankiz evit Kurdistan !

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 22:52
Une fois de plus nous reproduisons un communiqué des Amitiés Kurdes de Bretagne, faites circuler.

"J'aurai voulu vous écrire cette lettre en français moi-même, mais comme je vous écris de la prison, je suis obligé d'utilisé le turc. Si j'en avais eu la possibilité, j'aurais même voulu vous l'écrire avec le peu de breton que je sais. Je m'appelle Abdulkadir DİLSİZ, je suis détenu dans la Prison de type F no 2 de Izmir ; retourné en Turquie après avoir travaillé environ un an à Roj TV en 2004, j'ai, pour cette raison, été arrêté, mis en garde à vue, torturé et incarcéré Manavgat (district d'Antalya) le 04.01.2008. Un procès est ouvert à mon encontre au motif que je serais membre de l'organisation(PKK), accusation basée sur le fait que j'ai travaillé à Roj TV il y a 4 ans. Je suis, depuis maintenant près d'un an, détenu injustement, l'accusation d'appartenance à l'organisation n'étant fondée sur aucune preuve bien que je fus suivis et écouté pendant plus d'un an. Mon procès est ouvert et la 3ème audience va se tenir 24.12.2008 devant la 10ème Cour pénale d'Izmir qui va décider de mon sort. J'ai besoin du soutien de l'opinion publique Internationale et de la presse, et c'est pourquoi j'en appelle à la presse, aux organisations civiles et à toutes les personnes humanistes pour qu'elles viennent assister au procès »
.

Kenavo! 15.11.2008 Abdulkadir DİLSİZ 2 Nolu F Tipi Cezaevi Kırıklar – Buca İZMİR


Kadir est connu en Bretagne, où il a résidé, comme un militant de la cause kurde qui, en 1995, avait participé aux manifestations de protestations contre l'arrestation des députés kurdes du DEP (dont Leila Zana). Il est aussi connu pour avoir participé au tournage du film de Régis Blanchard, « un hiver à Istanbul », présenté au festival de Douarnenez en 2002 ; ce film est l'histoire de prisonniers politiques menant des grèves de la faim pour protester contre l'isolement cellulaire dans lequel Kadir, o ironie du sort! se trouve aujourd'hui. Kadir, c'est l'exemple même du lampiste qui, contrairement aux annonces tonitruantes de la presse turque, n'est ni un des membres de haut rang du PKK, ni un des fondateurs de ROJ TV, mais un Kurde livré au lynchage médiatique pour avoir travaillé quelques mois à ROJ TV, cette télévision kurde en exil, émettant depuis le Danemark, qui énerve tant la Turquie.


A noter que le gouvernement turc a été débouté de ses plaintes contre ROJ TV, le « C.S.A. » danois (le Conseil de la radio et de la télévision) estimant que les émissions, accusées par la Turquie d'être incitatrices à la haine, étaient « en tous points conformes à des séquences d'information ou à des débats dans lesquels les informations et les points de vue sont retransmis dans le cadre d'émission dont la vocation est d'informer ou de débattre ».


Nous sommes donc loin d'une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.


André Métayer

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 15:04
Communiqué de la Gauche Indépendantiste Basque





Le trentième anniversaire de la constitution spagnole s'annonce devant la société basque à un moment politique transcendant. L'instrument qui a canalisé la transition post-franquiste, en privant Euskal Herria des droits démocratiques qui lui correspondent en tant que nation et en créant des rapports de dépendance et de subordination politico-économique, reste toujours le totem déterminant de l'unionisme espagnol permettant de maintenir le conflit de souveraineté entre Euskal Herria et l'État espagnol. Quand on parle de Constitution espagnole, on parle aussi des branches qui se dégagent du tronc pyramidal juridico-politique : les statuts d'autonomie. Les statuts et la Constitution ne peuvent pas être abordés séparément comme ont souvent fait des dirigeants du PNV pour contourner leurs restrictions structurales et pour assurer leur engagement politique. Il s'agit d'une fraude analytique et, bien évidement, d'une fraude politique.

La Constitution et les statuts représentent donc un même bloc juridico-politique.

1.-L'opération constitutionnelle et statuaire Trente années sont suffisantes pour faire un bilan important, clair et posé sur l'évolution politique à Euskal Herria et sur le processus de libération nationale qui oppose ses travailleurs et son peuple à l'État espagnol. Très souvent la densité du brouillard politique lors d'une conjoncture déterminée entrave l'évaluation convenable des différentes phases du processus de libération nationale. En premier lieu, il faut retenir que la gauche abertzale est la seule à s'être opposée à l'opération conçue par les pouvoirs factuels économiques et militaires, en adoptant des attitudes plaintives, de résistance et d'alternative politique. Aujourd’hui, 30 ans plus tard, nous entendons des voix qui, faisant preuve d'une honnêteté tardive, reconnaissent ouvertement que la transition s'est déroulée sous les ordres et l'extorsion d'une armée espagnole et de secteurs oligarchiques qui ont clairement imposé les limites de ladite réforme politique.

L'unité de l'Espagne dans un nouveau cadre d'organisation territoriale interne, la propriété privée, la monarchie, le drapeau et une “loi sans retour possible” sur les crimes de la dictature correspondaient aux piliers sur lesquels la “jeune démocratie espagnole” devait se bâtir. Cette “loi de l'amnistie de 1977″ est paradoxalement aujourd'hui un coupe-feu qui évite que le franquisme, un des rares régimes fascistes exempté de sa politique criminelle, se soumette à un jugement politique et pénal. Ce sont donc ces piliers, acceptés et légitimés par des secteurs de la gauche espagnole et le nationalisme basque, qui ont crédibilisé la réforme du franquisme, en mettant donc en condition les alternatives politiques et sociales progressistes. Par conséquent, le pacte constitutionnel et les pactes de la Moncloa ont représenté les deux faces d'une transition menée sous la tutelle de l'esprit du franquisme. En termes de politique, cette transition est à présent réduite à un affaiblissement évident à Euskal Herria, et la gauche abertzale ne veut pas rester ancrée dans le passé bien qu'il soit nécessaire, le regard tourné vers l'avenir, de considérer ce moment historique sous un point de vue pédagogique. Tout simplement, comme cela a été écrit, “les peuples qui oublient leur propre histoire sont condamnés à la revivre”.

2.-Les objectifs de l'opération L'objectif de l'État dans l'opération constitutionnelle-statuaire était clair : viser l'annihilation politique du projet indépendantiste en légitimant un statut de partition du territoire et une absence de souveraineté. La division du sujet national à Hego Euskal Herria (comme c’est le cas des Pays Catalans) cherchait à outrager le sujet politique basque et, à son tour, le but était de neutraliser avec des “autonomies” le problème national interne par le biais de la disposition artificielle de la carte territoriale (17 autonomies). L'imposition de cet instrument juridico-politique, ainsi que la cession de la gestion autonomique au PNV et au PSN, allait de pair avec le combat répressif de la dissidence et résistance incarnées par la gauche abertzale. À travers la création de lois spéciales et des crimes de l'État (GAL et autres), les différents Gouvernements ont recherché la réinsertion politique de la gauche indépendantiste dans le modèle constitutionnel.

3.-Bilan politique Nous, indépendantistes de gauche, avons fait face à cette situation à travers l'organisation du peuple, la lutte dans les mairies et les parlements, la lutte syndicale, la lutte populaire (…), et nous pouvons humblement affirmer que, même si nous avons commis des erreurs et subit des échecs partiels, nous avons démasqué et affaibli le cadre constutionnel-statuaire que l'on a voulu imposer à Euskal Herria. Aujourd'hui, nous affirmons sans aucun doute que le cadre constitutionnel-statuaire n'a point de crédibilité ni de capacité dans son parcours stratégique. La plupart de la population basque souhaite construire son avenir conformément à des paramètres substantiellement et radicalement différents de ceux qui sont imposés par la Constitution et les statuts de partition. Nous déclarons catégoriquement que les conditions objectives et subjectives pour le changement politique sont une réalité perceptible dans le tissu social et populaire d'Euskal Herria. En même temps, le nombre de citoyens qui aspirent à la construction d'un État basque en Europe a augmenté durant les dernières décennies, ce qui nous permet d'affirmer qu'ils pourraient représenter une majorité dans une scène politique au niveau de notre pays. De plus, cette réalité repose sur le fait constaté que la Communauté Internationale, et plus précisément l'Union européenne, assiste à la naissance de nouveaux États comme résultat de la volonté démocratique de différentes nations. Les exemples de l'Irlande, l'Écosse, Flandes, le Groenland… ou depuis quelques années la Slovénie, la Slovaquie, la Biélorussie, la Lituanie…sont le reflet net d'une conjoncture internationale où la volonté des peuples d'accéder à un statut d'État s'achemine vers la scène européenne. Ainsi, en tant que gauche transformatrice, nous témoignons avec joie et impatience des nouveaux phénomènes qui ont lieu dans le monde, principalement en Amérique latine. Des processus qui se sont transformés en une deuxième lutte en faveur de la souveraineté politique et économique, et contre le colonialisme exercé par les multinationales et la capitale économique internationale. Puis, alors que nous sommes impliqués dans l'énième crise cyclique du capitalisme, nous réaffirmons notre volonté de défendre les intérêts du peuple ouvrier basque dans sa lutte en faveur d'un modèle social alternatif.



 4.-La situation actuelle : nos défis Réflexion faite, la gauche abertzale estime qu'Euskal Herria est en état d'ouvrir un nouveau cycle politique. La voie entamée actuellement, dont le but est de quitter un modèle affaibli et créer une nouvelle scène, repose sur des bases politiques qui ne sont pas bien définies; ces lacunes s'observent aussi bien dans le débat politique que dans la stratégie de l'État en général. Nous, indépendantistes et socialistes basques, lançons dans cette conjoncture un défi important : construire une stratégie efficace pour atteindre nos objectifs tactiques et alimenter le plan stratégique; une stratégie efficace pour obtenir une scène démocratique qui laissera place à la matérialisation de toutes les options politiques et renforcera le projet indépendantiste et socialiste. Nos tâches consisteront donc dans :

a) La neutralisation des propos du PNV de rééditer le passé avec des “accords politiques” dont l'intention est d'entraver le changement politique basé sur la reconnaissance d'Euskal Herria comme nation. Les crédits politiques et économiques de ce parti ne peuvent pas retomber à nouveau sur l'ensemble du peuple basque. Les tentatives de réédition des vieilles formules autonomistes, nous faisant retomber dans les mêmes erreurs qu'il y a 30 ans, doivent être neutralisées par les secteurs indépendantistes basques. Dans ce sens, nous, indépendantistes, devons conjuguer nos efforts et créer un bloc populaire indépendantiste capable de transformer en un pôle alternatif tous ceux qui veulent redresser les mécanismes de refus et d'imposition existants, en tournant le dos au sentiment populaire abertzale et progressiste.

 b) La construction d'une alternative réelle et efficace offrant au peuple basque les instruments politiques et sociaux, d'organisation et institutionnels pour entamer un chemin partant de la réalité actuelle et allant jusqu'à la construction de l'État basque. La construction de cet État devra articuler le sujet national basque et, en même temps, proposer une alternative réelle du modèle social présent, en plaçant en premier lieu les intérêts des travailleurs et des populaires au niveau de l'activité politique et institutionnelle.

c) La construction d'un processus de dialogue et de négociation politique qui mène Euskal Herria, sur la base de la reconnaissance nationale et du respect de la volonté de la citoyenneté basque, vers une scène de paix juste, stable et durable. Dans ce sens, nous réaffirmons notre chemin entamé avec la Déclaration d'Anoeta et nous signalons qu'il n'est possible de surmonter de manière démocratique le conflit politique qu'en nous reposant sur la négociation et le dialogue et en abordant des solutions intégrales qui, entre autres, permettent d'obtenir la libération des emprisonnés politiques basques.

d) La réponse à la répression et à l'apartheid politique et institutionnel en articulant un front populaire important contre la violation systématique des droits politiques, la répression et la persécution de secteurs de la société basque. Nous faisons donc appel aux secteurs indépendantistes pour qu'ils conjuguent leurs efforts et fassent face à ces défis et à ces tâches efficacement. Finalement, conformément aux défis et aux tâches proposés, nous estimons nécessaire que nous et tous les agents syndicaux, sociaux et politiques avec lesquels nous partageons ces objectifs, nous abordions un débat et une réflexion à caractère stratégique. Notre prédisposition et notre volonté pour mener à bien tout cela sont réelles.


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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 11:50

Comme précisé ultérieurement Emgann-MGI et les candidats de la plateforme électorale Breizhistance s'associent à cet appel.

Rassemblement le samedi 20 décembre, à 11h00. Place de la résistance à Quimper

Pour créer un SMUR à Landerneau, sans moyens nouveaux sur le département, l’ARH s’en prend aux services des urgences en Cornouaille  : déjà elles sont fermées la nuit à Concarneau, elles pourraient l’être à Pont l’Abbé et à Quimperlé, sinon à Douarnenez. Leur fermeture de nuit pourrait être suivie d’une fermeture totale .

Si les urgences sont fermées partout autour de Quimper, à Pont l’Abbé, à Concarneau, à Douarnenez, quel délai d’attente ? Quelle qualité d’accueil pour tous les patients ?

Grâce à la mobilisation de la population et de l’opinion publique, les services de chirurgie et de maternité ont été rouverts à Carhaix.

Les fermetures de services hospitaliers sont officiellement justifiées par le manque de médecins : certes, il y a des problèmes de démographie médicale dus notamment à un aberrant numerus clausus ; mais pourquoi ne parle-t-on pas des déséquilibres dans la répartition des médecins entre secteur public et secteur privé, ou entre régions ? L’ARH, représentante du Gouvernement, invoque aussi le manque de sécurité pour fermer des services hospitaliers : par contre elle met les patients en insécurité en les éloignant des hôpitaux, en les jetant sur les routes, en les faisant attendre plus longtemps, en les soignant dans des hôpitaux surchargés aux personnels débordés.

Nous refusons une politique qui veut réduire l’offre de soins pour réduire la dépense. Nous demandons que l’on parte des besoins de la population. Nous refusons une politique qui place les hôpitaux publics en concurrence imposée et totalement faussée avec les cliniques privées, et qui les met en déficit et entraîne des suppressions de postes.

Aujourd’hui en Bretagne comme ailleurs, les concentrations hospitalières s’accélèrent. De plus en plus, les personnels hospitaliers sont menacés de licenciement : 20.000 emplois sont menacés en France (760 en Bretagne). La plupart des CHU sont en situation de déficit. Nous sommes tous concernés par une telle situation.

On peut trouver des milliards pour sauver les banques de la faillite dans l’urgence. Pourquoi pas pour les hôpitaux ?

Projet de loi Bachelot

« Hôpital, Patients, Santé, territoires »

IL Y A URGENCE À RÉAGIR !

Le gouvernement veut aller encore plus loin dans la destruction du service public se santé

- On ne parle plus d’hôpital public. Les missions de service public seront ouvertes au marché de la concurrence privée.

- Les hôpitaux seront gérés comme des entreprises. Le directeur d’établissement pourra venir du secteur privé et aura tout pouvoir, sous tutelle des ARS (Agences Régionales de Santé) encore plus puissantes que les actuelles Agences Régionales de l’Hospitalisation (ARH) . Tout cela pour accélérer la course à la rentabilité, en faisant encore plus de la santé une marchandise.

- La création de communautés hospitalières de territoires risque de faire disparaître les hôpitaux de proximité, accélèrera la concentration des soins.

- La loi prévoit des « groupements de coopération sanitaire » entre établissements publics et privés. Cela permet de transférer au Privé tout ce qui est rentable. C’est déjà le cas dans les pôles public-privé où la chirurgie est transférée à la clinique privée. On laissera au public les pauvres, les personnes âgées, les maladies les plus coûteuses.

- Il n’existera aucun contre-pouvoir à la toute-puissance des ARS. L’administration sanitaire (DDASS, DRASS) et les caisses d’assurance-maladie (CPAM/CRAM) sont menacées de disparition. Disparaîtraient aussi les Conseils d’administration, qui pouvaient exercer un contrôle démocratique du fonctionnement des hôpitaux.

TOUS ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS

POUR OBTENIR LE RETRAIT DE CE PROJET DE LOI !


Organisations signataires : Comité de défense de l’hôpital de Concarneau, Comité des usagers de l’Hôpital de Douarnenez, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Collectif national contre les franchises, Convergence Nationale de Défense des Services Publics, Emgann-MGI,UFAL-29 ; CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT ; les Alternatifs, LCR-NPA, PCF, UDB.

Participez massivement au rassemblement populaire et pacifique.

Organisé le samedi 20 Décembre, à 11 h Place de la résistance à Quimper pour dénoncer la loi Bachelot pour remettre à la préfecture les pétitions pour la défense des urgences à Concarneau et à Pont l’Abbé.



Texte de l'appel pour la manif du 20/12.

Le gouvernement démantèle le système public de santé. Les attaques continuent contre les hôpitaux publics.
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 17:47

Cantonale de Douarnenez : La Breizhistance continue !

Le mouvement de la gauche indépendantiste Bretonne (Emgann) tient à apporter son soutien à la candidature de Arno Vannier et Martine Velly,dans le cadre de la cantonale partielle qui aura lieu à Douarnenez qui aura lieu le 10 et 17 janvier prochain.

Cette candidature s’inscrit dans le cadre de la dynamique de la plate-forme Breizhistance qui regroupe depuis le printemps 2008 les Bretons et Bretonnes (membre d’Emgann ou non) soucieux de proposer une alternative électorale basée sur le droit à l’autodétermination nationale du peuple Breton et le partage des richesses.

Dans le contexte actuel marqué par la crise économique et de nombreuses mobilisations sociales (Lycéens en lutte, défense des hôpitaux de proximité et des services publics, lutte contre la répression politique…) la candidature de nos deux compatriotes apparaît localement comme la seule candidature de lutte contre le gouvernement de Sarkozy et de ses relais locaux, prenant en compte les spécificités bretonnes tout en restant indépendante de la gauche jacobine française.

C’est pourquoi nous invitons nos militants et sympathisants à soutenir cette candidature, en se rendant notamment à la manifestation de soutien aux hôpitaux de proximité qui aura lieu à Kemper/Quimper le samedi 20 décembre 11 heures (place de la résistance) à l’appel de nombreuses organisations et syndicats et en présence du candidat de la Breizhistance : Arno Vannier.

Pour Emgann MGI : Fanch Oger. Le 16 décembre 2008

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:14

Des camarades de la gauche indépendantiste étant  de cette initiative avec d'autres nous diffusons l'info :


LES BONNETS ROUGES

Collectif de lutte rennais contre la répression politique et sociale

 

Les temps sont durs. Devant ce constat, les gestes de révoltes individuels et collectifs s’intensifient. Et la contre offensive de l’Etat devient de plus en plus violente et susceptible de s’abattre sur chacun d’entre nous. Elle s’accompagne d’opérations médiatiques ayant pour but d’installer dans la tête des gens que cette répression est normale et nécessaire, et de faire en sorte que le mot « terroriste » remplace celui de « révolté ».

 

Les cas de répression politique deviennent monnaie courante ces dernières années, à Rennes comme ailleurs : des émeutiers de novembre 2005 condamnés à des peines exemplaires dans l’indifférence générale, des émeutiers du CPE jugés en comparution immédiate sans aucun soutien juridique, des syndicalistes étudiants inquiétés à Rennes sous la pression d’enseignants anti-bloqueurs lors des grèves anti CPE, l’acharnement judiciaire et politique contre les ex membres de brigades rouges (Marina Petrella, Cesare Battisti) envers qui la France s’était solennellement engager à ne pas les extrader vers l’Italie, des faucheurs anti OGM condamnés à des peines de prison ferme, des syndicalistes enseignants de Saint Malo poursuivis devant la justice pour avoir déployer une banderole sur leur école, deux personnes qui ont écopés de 5 mois de prisons dans le cadre d’une procédure anti terroriste parce qu’ils se rendaient devant le Centre de rétention administratif de Vincennes avec des fumigènes et des crèves pneus, le collectif de soutien aux personnes sans papiers de Rennes traîné devant la justice pour « outrage au ministère de l’intérieur » pour avoir oser dénoncer les conditions d’arrestation et de détention des sans papiers en France, des personnes poursuivis et condamnés à de lourdes amendes pour avoir refusé de se soumettre à des prélèvements ADN lors d’arrestations policières, le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah (militant communiste libanais détenu en France depuis 24 ans), Georges Cipriani (militant révolutionnaire d’Action Directe incarcéré depuis plus de 20 ans)et Régis Schleicher dans le cadre de la rétention de sûreté, des syndicalistes kanaks de l’USTKE en grève depuis des mois contre Véolia et arrêtés lors d’affrontements avec la police sur des piquets de grève et condamnés à des peines de prison ferme, des militants indépendantistes bretons victimes d’un acharnement judiciaire sans nom dans l’affaire de Quévert pour laquelle ils pourtant été disculpés, la remise en détention de Jann Marc Rouillan pour avoir oser s’exprimer publiquement en affirmant le point de vue politique suivant : « la lutte armée à un moment donné du processus révolutionnaire est nécessaire », des syndicalistes de la Barre Thomas à Rennes licenciés dans l’impunité sous couvert de « plan social », les neufs présumés saboteurs de Tarnac arrêtés sans preuves et accusés de terrorisme pour de simples actes de sabotages économiques comme le mouvement ouvrier en a toujours pratiqués, une personne poursuivie à Angers pour avoir héberger des personnes sans papiers. La liste n’est pas exhaustive mais elle prouve que la répression n’est pas un fantasme de « gauchistes » mais belle et bien une réalité, ici comme ailleurs.

 

Face à cet état de fait il ne faut ni s’apitoyer sur son sort, ni se résigner, ni se contenter de dénoncer verbalement cette situation d’injustice. Il devient urgent d’agir, d’organiser la solidarité effective et de fédérer les forces de tous ceux qui refusent ce retour musclé et décomplexé de la répression politique de l’état français.

 

En effet, soutenir des sans papiers, participer à des manifs, s’opposer à des contrôles de police arbitraires, exprimer son opposition virulente à la politique de Sarkozy, faire grève et bloquer son lieu de travail ou d’étude, sont toutes des situation où l’on se retrouvera inévitablement confronté à la police et la justice, et qui donc, nécessitent un soutien.

 

De ce point de vue, la question n’est pas de savoir si la répression s’abat sur des personnes coupables ou innocentes, mais de prendre acte que toute lutte politique s’y trouvera confrontée. Il s’agit ainsi de ne pas tomber dans le piège du pouvoir, le classique « diviser pour mieux régner ». Pour cela il est nécessaire d’allier les différences forces de luttes sur Rennes et ses environs pour que personne ne reste isolé face aux instituions policières et judiciaires.

 

Il est également important d’affirmer que nous entendons inscrire ce combat contre la répression politique en complémentarité de toutes nos autres luttes. C’est pourquoi nous envisageons également d’organiser la solidarité concrète avec des personnes inquiétés pour des actes de rébellion individuelle ayant une intensité politique (contestant l’ordre social actuel).

 

Nous avons donc décider la création d’un collectif  rennais de solidarité contre la répression politique. Le collectif décidera pour chaque cas si il accepte ou non de fournir son aide. Ce collectif d’individus se fixe 4 objectifs :

 

1.        Rendre visible les cas de répression politique sur Rennes et ses environs , grâce à l’organisation de rassemblements, de concerts de soutien et par la production de textes.

 

2.        Diffuser un guide de défense juridique lors des manifs, rassemblements, actions, grèves, pour que personne ne reste impuissant face à la complexité des procédures judiciaires et policières.

 

3.        Constituer une caisse de solidarité pour soutenir financièrement les personnes en prise avec la justice, et une liste d’avocats acceptant l’aide juridictionnelle et élaborant des lignes de défense avec les prévenus sans mettre en cause d’autres personnes.

 

4.        Organiser des actions ou des meetings de soutien pour dénoncer la répression politique qui frappe d’autres camarades dans l’hexagone ou à l’étranger.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 14:13


Communiqué des Amitiés Kurdes de Bretagne.

L'ancienne députée kurde Leyla Zana, prix Sakharov, a été condamnée à 10 ans de prison par la 5e Cour pénale de Diyarbakir pour « fait de propagande envers une organisation (ndlr : le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan), tout en n'en étant pas membre »
.

Il est précisé : « Le tribunal de Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien, en majorité peuplé de Kurdes, a estimé que Mme Zana avait violé neuf fois le code pénal et la loi anti-terrorisme en exprimant indirectement dans des discours, son soutien au PKK et à son chef emprisonné Abdullah Öcalan ».

Me Cabbar Leygara, ancien maire de Baglar, le populeux arrondissement de Diyarbakir, défenseur de Leila Zana, a fait savoir que les droits de la défense avaient été bafoués et qu'il fera appel de cette décision. Rappelons que Leyla Zana, élue, en 1991, comme députée de Diyarbakir, arrêtée, en 1994, et condamnée à 15 ans de prison, est très connue en Europe comme militante luttant « contre l'intolérance, le fanatisme et l'oppression » et que son emprisonnement avait suscité de nombreuses protestations.

Sa libération en 2004, avait été saluée par de nombreuses personnalités comme celle d'Edmond Hervé, sénateur, alors maire de Rennes, déclarant notamment : « Puisse cette décision conforter la démocratie, le dialogue et le respect des droits de l'Homme ». Leyla Zana avait reçu en 1995, le « Prix pour la liberté de l'esprit », du nom du scientifique et dissident soviétique Andrei Sakharov, créé en 1988 par le Parlement européen pour honorer les personnes ou les organisations qui ont marqué de leur empreinte le combat en faveur des Droits de l'Homme et pour la défense des libertés.

Le « Prix Sakharov » est remis, chaque année, par le président du Parlement européen en session plénière du Parlement, en commémoration du 10 décembre 1948, date de signature de la Déclaration universelle des Droits de l'homme des Nations Unies. Cette année il a été décerné au Chinois Hu Jia qui, lui, a été condamné à trois ans et demi de prison pour « incitation à la subversion du pouvoir de l'État » pour avoir publié des articles sur la situation des droits de l'homme avant les Jeux olympiques.

Au nom de la liberté d'expression, ne laissons pas Leyla Zana retourner en prison.

André Métayer

Tiré de :

http://akbdrk.free.fr/

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 14:08

Répression en Turquie et législation antiterroriste :Témoignage d'un militant révolutionaire de Turquie transmis par l'Association de Solidarité Prolétarienne.(Italie): http://www.solidarietaproletaria.org/asp/

Mehmet ÇÖMÜT

Remerciement à l'Opinion Publique


Chères amis, camarades ;

Le 24 octobre 2008, j'ai été arrêté à Fribourg sous prétexte que la Turquie a fait à mon encontre une "demande internationale d'extradition" par le biais d'interpol alors que j'étais de retour d'Allemagne où je me suis rendu avec un ami pour des achats puis un petit voyage. Après un mois d'incarcération dans la prison de Fribourg, j'ai été libéré le 24 Novembre.
Je suis actuellement en France et afin d'accéléré ma demande d'asile qui n'a pas encore été accépté, j'ai renouvelé mes démarches juridiques. L'un des effets fondamentaux qui ont permit ma libération est la sensibilisation de l'opinion publique et son soutien. C'est pourquoi je tiens à remercier tous mes amis et camarades qui ont porté un effort dans la campagne de soutien et dans les manifestations.
Je voudrais vous résumer ce dont j'ai vécu ces dernières années.
Ma vie politique a commencé en 1991. J'ai poursuivi la lutte pour la démocratie et la liberté dans les lieux les plus chauds du combat. J'ai été arrêté en Mai 1996. J'ai subit systématiquement la torture durant 15 jours puis ensuite j'ai été incarcéré dans la prison de Sakarya. Après un interrogatoire en torture, sans même être vu par un médecin, ils m'ont transféré à la prison avec un raport contrefait avec la notion "en bonne santé".
En 1996, j'ai participé pendant 45 jours à la grève de la faim durant le Jeûne de la Mort afin que les politiques d'isolement carcérales soient retirées. J'ai vécu en 1999 le grand tremblement de terre de Sakarya en prison. Alors que les murs de la prison pouvaient s'écrouler sur nous à tout moment, nous avons été retenue là-bas même durant mes chocs de magnitudes 3-4 qui ont suivis le séisme et c'est ensuite qu'ils nous ont transféré à la prison de Gebze.

J'ai subi dans la prison de Gebze l'opération du 19 décembre 2000 perpétré au même moment dans 20 prisons par l'Etat fascite Turc et qui a assassiné 35 humains par le biais des armes, des bombes à gaz et aussi en les brulants vifs. Par la suite, j'ai été transféré dans la prison n°1 de Tekirdag de type F. J'ai participé au Jeûne de la Mort dans lequel nous avons perdu près de cent de nos amis proches dans les prisons de type F dans lesquelles nous avons subis de la plus fortes ampleurs l'isolement et la torture. J'ai poursuivi le Jeûne de la Mort durant 193 jours. En juillet 2001, l'institut judiciaire de la santé à tenu un raport dans lequel il est dit que je suis atteint du syndrome de Wernicke-Korsakoff. C'est pourquoi j'ai été mis en liberté provisoire d'une durée de 6 mois avec une autorisation spécifique. Alors que je subissais ces évènement, mon procés se poursuivait à la 1ère Cour de Sureté de l'Etat (DGM) à Istanbul. Dans une séance le 10 octobre 2000 dont je n'ai même pas été tenu au courant, le Tribunal de Sureté de l'Etat s'est prononcé en me condamnant par l'article 146/1 du Code Pénale Turc (CPT) à l'exécution capitale qui est devenu par la suite la prison à perpétuité d'après l'article 59 du CPT.    

Durant mes 4,5 années d'incarcération, je n'ai été présenté au tribunal que 2 ou 3 fois. Je n'ai même pas été tenu au courant du jour où la decision définitive à mon encontre à été déclaré. C'est seulement lorsque l'institut judiciaire de la santé a rédigé un raport que j'ai appris le même jour (le 18 juillet 2001) que la Cour de Cassation a confirmé ma peine puis que 2 jours après le Procureur de la République de Tekirdag a décidé de me libéré pour une durée de 6 mois. J'étais donc sorti de prison. Durant une année environ, j'ai pu me faire soigner par l'effort des personnes sensibilisés et les docteurs bénévoles de la Fondation des Droits de l'Homme en Turquie (TIHV). Mais en raison du fait que je n'étais libéré que pour 6 mois, après le premier 6 mois j'ai du poursuivre mes soins en me cachant dans un lieu sûr aux côté de mes camarades.

Parce que ma situation médicale ne s'est pas rétablie et que ma vie ne se trouvait plus en securité en Turquie, je suis arrivé en novembre 2003 en France à qui j'ai demandé le statut de réfigié. En raison du fait que j'étais entré de façon irrégulière en France, j'ai été là aussi placé en détention durant 12 jours. Voilà 5 ans que le droit d'asile ne m'est pas encore été accordé. Autant dire que depuis 5 ans je suis dans un combat pour vivre et comme beaucoup de prisonniers venus en Europe, moi aussi je ne peut pas poursuivre mes examens médicaux en raison de la précarité de ma situation juridique. La raison fondamentale pour laquelle mon droit d'asile ne m'est pas accordé c'est la peine que m'a donné la Cour de Sûreté de l'Etat dans laquelle se trouve la Cour de Cassation Militaire et qui a été fermé par les lois d'adaptation à l'UE en raison du fait que ces Cours ne font pas de procés équitable. Alors que je n'ai aucun raport avec, les délits qui prennent part dans l'acte d'accusation de la Cour de Sûreté de l'Etat sont utilisé comme prétexte pour la décision internationale d'arrestation.

La police allemande m'avait arrêté le 24 octobre en s'appuyant sur les décisions du tribunal et sur les délits contrefaits par la Turquie qui ont fait en sortes que je sois recherché par Interpol. Il y a 12 délits contrefaits, tous mis sur mon dos et seulement dans 2 d'entre eux ont été trouvé un "lien avec moi". C'est justement pour cette raison que la demande faite de l'Etat allemand à la Turquie pour que cette dernière détaille les délits n'a pas trouvé de réponse durant ma détention. Compte tenu du fait qu'il n'y avait plus de raison que ma détention soit poursuivi et encore grâce à l'importante solidarité internationale, le 24 novembre 2008, j'ai été mis en libérté sans même être présenté au tribunal. Je suis de nouveau en France.

Pour conclure, le fait que la Turquie, par le biais de ses raports et décisions contrefaits, fait la "demande d'extradition" via Interpol est une inattention juridique et un vrai délit humanitaire qui touche non pas que ma vie, mais celle de plus de 200 personnes.

Le soutien international expossé via ma situation et la campagne de solidarité avec les prisonniers politiques sont des beaux exemples pour dénoncer ce délit. L'importance des campagnes organisées dans ce cadre a de nouveau été visible lors de ma libération. Je salue avec mon enthousiasme révolutionnaire tous mes amis internationaux, mes camarades et mon peuple pour sa sensibilisation lors de la campagne.         

Je remercie personnelement les organisations telles que l'ATIK, l'IMA, l'ILPS et les membres de DEKÖP-A pour leurs apports à ma libération et je leur souhaite des réussites pour la suite de leurs activités.
     
Liberté à tous les prisonniers politiques !    
     
France, le 1er décembre 2008

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 11:10







Plutôt que de se contenter de lire les articles prétendument informatifs sur les dernières arrestations des numéros 1 de ETA nous vous invitons à lire cette interview d'un dirigeant de Batasuna qui fait le tour des enjeux du moment au Pays Basque. Emgann-MGI est signataire de l'appelde Corti aux cotés de nombreusses organisations indépendantistes des peuples sous domination française dont Batasuna.

Merci au CSPB de Lille pour la traduction et la diffusion.

Commission relations internationales d'Emgann-MGI.





Traduction de l’interview d’Arnaldo OTEGI au quotidien basque GARA

 Envoyé par : Comité solidarité basque Lille csblille@aol.com 4 décembre 2008

« La gauche basque doit mettre en place une stratégie efficace pour déboucher sur une situation démocratique »

Arnaldo Otegi

Voici le premier entretien d’A. Otegi concédé à un journal national depuis sa remise en liberté il y a trois mois. Un an et demi après la fin des négociations, Arnaldo Otegi souligne la nécessité d’articuler une stratégie susceptible de dépasser le blocage actuel et de renverser le mur contre lequel les revendications basques sont venues s'écraser dans le passé. Et de souligner que, seule, la gauche basque dispose des leviers capables de faire évoluer la scène politique et d'élaborer un projet enthousiasmant.

Iñaki IRIONDO-Ramón SOLA

Arnaldo Otegi, interlocuteur de la gauche basque auprès de l’État espagnol, parle de la nécessité pour la gauche basque en particulier et pour les indépendantistes basques en général d'articuler une stratégie efficace permettant de sauter le mur contre lequel les processus de résolution précédents sont venus s’écraser. Le mur représentant l’impossibilité de passer de la situation actuelle, en bout de course mais en place, à une nouvelle situation démocratique. Pour cela, il soutient qu’il faut organiser un bloc indépendantiste à la gauche du Parti Nationaliste Basque, susceptible de modifier le rapport de forces existant au sein de l’espace basque.


De nombreuses spéculations ont accompagné votre remise en liberté après laquelle vous avez gardé le silence plusieurs mois durant. Qu’avez-vous fait pendant ce temps ?

Fondamentalement, j’ai parlé avec des gens et j’ai écouté. C’est ce que j’avais pensé pendant mon séjour derrière les barreaux. Étant donné la situation de blocage existante, et sortant d'un processus de  négociations avec l'État, j'avais pensé consacrer trois mois à parler avec le maximum de gens possible pour obtenir une sorte de radiographie de la situation, de l’état d’esprit de la gauche basque et d'autres secteurs sociaux. Cela m’a permis de sentir quelle était l’opinion majoritaire.


Et quel est le résultat de cette radiographie ?

D’un côté, on ressent une impression très forte de blocage, assorti d’une situation terrible en termes de répression. J’ai également perçu des indicateurs de frustration et de scepticisme face à une situation dans laquelle le mouvement basque de gauche semble grippé politiquement parlant. Mais, dans le même temps, j’ai observé que de nombreux secteurs populaires attendent quelque chose de la gauche basque, car ils considèrent que, en collaboration avec d’autres forces, elle est capable de faire bouger la scène politique et ils attendent une reprise de l'initiative pour adhérer à un projet politique enthousiasmant. Et je parle là de secteurs très amples du pays.

Mais, les conditions sont-elles réunies pour que la gauche basque mette en place une telle alternative ?

Tout en assumant les erreurs commises, il y a un fait à souligner : l’opération politique conçue par l’État il y a de cela trente ans pour l’assimilation du peuple basque, le démembrement du territoire et le refus de toute souveraineté, et visant également à annihiler la gauche indépendantiste, a échoué. Les instruments mis en place pour assimiler le peuple basque, tels que les statuts d’autonomie de la Communauté Autonome du Pays Basque et de la Navarre, ont été désactivés en grande part grâce à notre lutte. Et c’est un constat qu’il est possible de faire en termes nationaux, car c’est dans l’ensemble de l’Euskal Herria que les statuts en vigueur sont remis en question. Actuellement, personne ne pense que l’avenir du pays pourra être construit sur les fondations jetées il y a trente ans. C’est là une victoire importante de la gauche basque qu’il va falloir transmettre correctement. On constate qu’il existe une majorité populaire, syndicale et politique qui pourrait articuler une alternative aux statuts en place, et la responsabilité de la construction d’une stratégie efficace permettant de passer de la situation actuelle de négation et d’imposition à une scène démocratique revient à la gauche basque.


Quelles sont ces conditions pour le changement que vous évoquez ?

La première condition, et la grande victoire, est d’avoir fait échouer les instruments mis en place il y a trente ans pour assimiler le peuple basque et la gauche de ce pays. La seconde condition, c’est que la majorité populaire et sociale du pays a assimilé qu’une alternative démocratique, par rapport à l’État espagnol, passe par la prise en considération des quatre territoires et du droit du peuple basque à décider librement et démocratiquement de son avenir. Et la troisième condition favorable est l'existence d'un contexte européen propice au courant voulant la création d’un État basque. Et nous avons l’exemple, cette semaine, du Groenland, auquel pourrait venir s'ajouter l'Écosse. L'essentiel, en tout état de cause, n'est pas d'établir un diagnostic exact et susceptible d'être partagé mais de savoir comment nous serons capables de lancer une stratégie de changement politique en Euskal Herria, un processus menant à des négociations avec l’État conduisant à une situation démocratique où développer l'option indépendantiste et socialiste pour le peuple basque.

Vous avez parlé de la mise en place de conditions pour une négociation avec l’État. Croyez-vous qu’il existe une conscience des acquis des dernières négociations, par exemple, de la portée de l‘implication internationale ?

Non, les gens n’ont pas conscience de cela pour la bonne raison que nous avons maintenu une discrétion totale dans les renseignements que nous avons diffusés. Mais ceux et celles qui, comme moi, ont vécu cette expérience en personne peuvent cependant certifier l’existence d’une implication international au plus haut niveau et que, en Europe Centrale, nous avons abordé un débat en termes politiques, débat qui englobait la question territoriale et le droit à décider librement et démocratiquement de notre avenir, et que notre position était considérée comme raisonnable par une grande part des observateurs internationaux. Et je considère que ces acteurs sont aussi bien disposés qu’auparavant pour collaborer à la mise en place d’un nouveau processus de négociations.

C’est une donnée qui a son importance.

Oui, parce que je crois que la gauche indépendantiste doit jouer un rôle à trois niveaux principalement. Le premier est l’articulation d'une alternative politique à la gauche du Parti Nationaliste Basque, alternative capable de diriger le changement politique depuis des positions indépendantistes. Le second niveau concerne le terrain de la confrontation avec les États espagnol et français, où une combinaison de négociations et d’accords est nécessaire pour résoudre en termes démocratiques le conflit politique, sous l’impulsion d’un groupement des forces indépendantistes et progressistes. Et le troisième niveau, c’est la scène européenne. Le processus permet d’installer le débat sur le problème basque en Europe et dans la communauté internationale en général et, actuellement, on peut dire qu'en Europe, par la construction démocratique d’amples majorités autour de l’indépendance, il est possible d’accéder à la construction d’un État.


Outre l’implication internationale, que faut-il garder du processus précédent qui puisse servir à l'avenir ?

Lors des négociations de Loiola comme au moment de la dernière étape de celles-ci, politiquement parlant, on a constaté des avancées. Ce qui ne veut pas dire que les négociations soient arrivées à bon port. Des avancées sont à retenir sur certains points et sur d'autres, non.

Et toute tentative de réédition d’un processus de négociations avec l’État espagnol devra avoir des bases solides.

 

 La première de ces bases devrait être la participation indispensable de l’ensemble de la société basque en tant que véritable garante du déroulement des négociations. En deuxième lieu, il s'agit de renforcer l'indépendantisme du pays, de construire un bloc populaire indépendantiste, en solitaire ou accompagné, qui articule une majorité désireuse de changement et un secteur populaire voulant construire un État depuis la gauche. En d’autres termes, il s’agit d’une proposition s’adressant au peuple basque de gauche. Ce secteur devra faire face à la répression de l'État. Et il convient de rappeler que les recettes répressives ne vont ni altérer notre position politique ni détruire la gauche indépendantiste. En troisième lieu, une tâche incontournable consiste à obtenir l'implication de la communauté internationale. Et en quatrième et dernier lieu, il nous faut revenir à la teneur politique et au niveau qui étaient ceux de la dernière étape des négociations pour, à partir de là, tenter une reconstruction.


Vous évoquez un bloc indépendantiste. Comment le construire et avec qui ?

J’en appelle avant tout à avoir confiance en nos propres forces. La gauche indépendantiste dispose d’une base solide dans le pays et d’un parcours historique fait de nombreuses années de sacrifices, de militance, d'honnêteté politique et révolutionnaire, assaisonnées d’une bonne dose de gestion institutionnelle. À partir de là, les indépendantistes doivent diriger ce moment historique, et cela passe par la construction d'une alternative au PNB.



Vous ne voyez pas le Parti Nationaliste Basque au sein du bloc indépendantiste ?

Non. Mais c’est le PNB lui-même qui s’exclut, aussi bien en ce qui concerne le modèle politique que la position sociale. Ce parti a tout à fait le droit d’appliquer la politique conçue et décidée par lui. Mais nous avons pu constater que ce PNB, son bureau politique en tête, mise sur une installation au sein du modèle de l'État espagnol et nie les voies nécessaires à la construction d'un État basque. C’est son choix. Et c’est pourquoi je pense qu’il faut nous libérer d’un certain complexe psychologique vis-à-vis du PNB. Nous ne pouvons consacrer davantage d’efforts à vouloir faire du PNB ce qu’il n’est pas. Le PNB est engagé par des hypothèques politiques, économiques et institutionnelles avec l'État espagnol ; c'est le PNB actuel. Et c’est à nous, les indépendantistes, que revient la responsabilité de construire un État basque, de diriger ce processus sans attendre personne, en lançant une proposition à ce que l'on pourrait appeler le peuple basque de gauche. L’analyse des données électorales et les nombreux entretiens avec des secteurs appartenant ou non à la gauche basque et au mouvement syndical ou associatif dessinent un courant populaire et social désireux de voir quelqu’un s’atteler à la construction d’une alternative au PNB depuis l’indépendantisme et depuis la gauche, et désireux que la gauche basque endosse ce rôle. Il s’agit de savoir comment aborder une politique d’alliances envisageant les choses d’une manière différente, alliances qui, à un moment donné, deviennent opérationnelles du point de vue politique, électoral et institutionnel. Mais la première chose à faire, pour la gauche basque, est de prendre conscience qu’il lui faut diriger, en compagnie d’autres forces, une stratégie visant à récupérer la souveraineté basque et à ouvrir la voie de la construction d’un État basque. C’est ce que nous devons accomplir et le plus tôt sera le mieux. Les conditions sont là et nous devons avoir l'ambition de gagner.

Mais quand certains de ces secteurs se rapprochent de la gauche basque, le premier obstacle évoqué, c'est l’existence de la lutte armée. C’est le cas du syndicat ELA, du parti nationaliste EA...

Il semble que tout fonctionne en cercle. C’est évident. Mais nous devons éviter les recettes faciles. Parce qu'il n'est pas sûr que la cessation ou la persistance de la lutte armée suffise à résoudre tous les problèmes. Et ce n’est pas non plus une solution de parler d’un pôle pro souveraineté mal défini, aux limites mal déterminées et sans programme. Nous devons faire bien les choses. De quoi s’agit-il ? De construire une stratégie efficace pour, en premier lieu, obtenir des conditions démocratiques, en partant de la reconnaissance nationale et du respect à la volonté populaire basque, pour pouvoir, en second lieu, avancer vers la création de l’État basque. C’est le débat qu’il faut aborder et qu’il faut aborder dans son intégrité. Il ne s’agit pas de faire les choses partiellement, du style : toi, tu fais ça et lui, il fait autre chose. Nous  devons construire ce bloc réclamé par une grande partie du pays. Et il faut le faire avec la perspective du moment historique et avec l’ambition de gagner, mais pas comme un appât qui tenterait de tirer un bénéfice électoral de l'apartheid imposé à la gauche basque.


Vous proposez donc un nouveau pacte de Lizarra-Garazi ?

Attention aux étiquettes. Je préfère parler de la nécessité d’articuler et d’accumuler des forces autour du projet indépendantiste, avec d’autres secteurs politiques, syndicaux et sociaux. Mais on ne peut pas revenir au modèle de Lizarra envisagé, comme en 1998, comme un modèle de négociations. Dans l’antichambre d’un nouveau cycle, avec la remise en place stratégique de l’ensemble des acteurs politiques, il faut accumuler des forces aussi bien au niveau de la reconnaissance nationale et du droit à l’autodétermination qu’au niveau du modèle stratégique indépendantiste. En d’autres termes, le regroupement autour du droit du peuple basque à disposer de lui-même, mais également pour savoir quelle est la référence stratégique du modèle politique et social.



Dans l’avenir immédiat, en mars prochain, le calendrier annonce des élections régionales autonomes dans la Communauté du Pays Basque. Comment la gauche basque les envisage-t-elle ?

J’aimerais souligner une idée importante. Dès sa fondation, Herri Batasuna a eu la lutte institutionnelle et la lutte de masses comme objectif. L’État espagnol, à une certaine époque, voulait que notre présence au sein des institutions soit un appât pour nous assimiler, comme cela a été le cas avec des partis comme Euskadiko Eskerra ou d'autres secteurs. Trente ans après, l'État tente de nous rejeter des institutions. On pourrait lui demander pourquoi. Je crois que c’est parce que nous sommes à l'origine d'une présence, d'une lutte institutionnelle et d'une gestion qui consolident une alternative politique intégrale, au Pays basque. C’est pour cela qu’ils veulent nous rejeter. Et je crois que la gauche basque doit être présente aux élections, doit être présente au sein des institutions, doit être présente dans la lutte de masses, même si, dans la conjoncture actuelle, la raison d'État veut nous empêcher légalement de participer aux prochaines élections et, partant, d'être présents au Parlement basque, comme c’est déjà le cas au Parlement de Navarre et dans une multitude de mairies. Mais la gauche basque doit faire un effort pour être présente à la fois aux élections et dans les institutions. J’insiste, la vocation de la gauche basque est de participer aux élections et de travailler au sein des institutions du Pays basque, parce nous sommes nés pour cela, et de compléter ainsi la lutte populaire en jouant le rôle de courroie de transmission des revendications des travailleurs basques.


L’État espagnol se trouve-t-il actuellement en situation de force ?

L’État dispose des mécanismes de pression et de répression visibles au jour le jour. Il a démontré, au cours des siècles, une capacité à se montrer implacable et cruel. Mais, politiquement, il est affaibli face aux demandes démocratiques du peuple basque. D’abord, parce que la stratégie conçue il y a trente ans pour assimiler le peuple basque et liquider la gauche basque a échoué. Le problème basque est toujours là, tandis que le peuple basque souhaite une organisation démocratique. C’est là sa faiblesse. L’État n’a pas réussi à ce que la majorité populaire basque accepte sans problème de rester espagnole ou de renoncer à la construction nationale. C’est notre carte maîtresse, notre principal atout. Dans ce domaine, il est affaibli, ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas capable de se montrer très cruel. L’État est stratégiquement plus faible qu’il y a trente ans, mais le problème est que, même si nous avons gagné du terrain, la situation reste bloquée.


Et quelle peut être la clé d’un déblocage ?

Inverser le rapport de forces et l’amener sur le terrain de la confrontation avec l’État. Il est certain que nous avons usé ses instruments, qu’il existe une majorité favorable au changement mais, à chaque fois que nous tentons de passer de cette situation à un contexte démocratique, nous nous heurtons au même mur. Et nous devons analyser ce que nous faisons mal pour échouer toujours au même endroit. Nous avons su résister et affaiblir les instruments de l’État espagnol mais nous ne savons pas comment faire le grand saut. Nous sommes en transit entre deux situations et, actuellement, c’est l’État à qui bénéficie la pérennisation de cette situation de transit. Parce qu’il considère que tant que dure la situation actuelle, bien évidemment, on ne débouche sur rien de nouveau et que, en outre, c'est de son point de vue une situation plus aisée à gérer.



Que devrait faire la gauche basque pour accélérer le changement ?

Il lui fait reprendre l’initiative politique. Il y a des secteurs sociaux et populaires qui adhèrent au diagnostic et à l’alternative proposée par la gauche basque, et il nous revient de les organiser et de les doter d'une stratégie efficace leur permettant de construire un panorama démocratique pour aborder ensuite un processus d'articulation territoriale et de souveraineté susceptible de nous mener vers un État Basque Socialiste. Il faut savoir agir dans la tranquillité. Et, il nous faut trouver comment construire une nouvelle situation en partant de la situation actuelle, c’est là que la gauche basque doit effectuer une réflexion profonde.


Reprendre l’initiative politique est quelque chose qui semble difficile. Car toutes les personnes qui, à vos côtés, formaient le Bureau Politique sont derrière les barreaux...

On m'a toujours collé l’étiquette d’optimiste, mais les raisons de mon optimisme sont extraites de l'analyse politique. Nous sommes né du peuple et au service du peuple, et aucun autre garant de la libération nationale n’existe que le peuple, que l’organisation des secteurs populaires à des niveaux majoritaires. C’est notre garantie, notre sécurité et notre filet. C’est notre terrain de jeu. À côté de cela, la réalité, c’est que nous avons plus de 750 prisonnières et prisonniers politiques, soit le plus grand nombre jamais connu au Pays basque.  Et ces prisonniers sont d’abord des personnes. Il ne faut pas l'oublier : les prisonnières et les prisonniers sont, en premier lieu, des personnes et, en second lieu, des militants politiques. Et ils font un grand sacrifice pour le peuple basque. Je l’ai dit lors de la cérémonie de bienvenue à Elgoibar et je le répète : obtenir leur libération est un devoir éthique, politique et humain de la gauche basque.


Et que peut faire la gauche basque à cet égard ?

En premier lieu, elle peut lutter pour le changement politique et participer à des dynamiques de mobilisation des masses en faveur des personnes victimes de représailles. En second lieu, elle peut travailler à ce que ce type de dynamiques rassemble le plus grand nombre possible de secteurs politiques, sociaux et syndicaux. Et en troisième lieu, elle peut inscrire leur libération dans un processus de négociations et d'accords avec les États espagnols et français.


Quelles sont les options réelles de récupérer un processus de négociation et quelle est la volonté de l’État pour cela ?

Il faut contourner le problème des volontés. En principe, l’État n’a pas la volonté de faire des concessions à l'endroit de sa propre souveraineté. Il faut partir de cette base. Eux, ils ont un État bien organisé tandis que nous, nous n’avons pas d’État. Aucun État ne participe volontairement à un processus de négociations. Par contre, il va négocier soit par nécessiter soit mû par des intérêts qui peuvent être de différentes sortes. Et la volonté de l’État, logiquement, est d’aboutir à un accord en cédant le moins possible. La question fondamentale de cette période de transit entre deux cycles, après l’épuisement du statut juridique imposé à l’Euskal Herria, consiste en la force et la conviction que la société basque pourra rassembler pour influer sur les changements politiques. Et cela relève de la responsabilité de la gauche basque.


Dans ce cas, sur quelles bases des négociations avec l’État devraient-elles être fondées ?

Il faudrait repartir sur la base qui a été abandonnée lors de la dernière étape de négociations, et l’approfondir pour trouver une solution démocratique au conflit. Mais je n’y mets pas de date, ni demain ni après-demain, même si, à mon avis, le plus tôt sera le mieux, pour tout le monde. La force de la gauche basque sera d’abord de s’asseoir à la table des négociations en défendant une position politique démocratique jouissant d’un appui majoritaire en Euskal Herria. C’est essentiel, c’est ma force et je n’en ai pas d’autre. Ensuite, nous avons le contexte européen, avec les exemples du Groenland et de l’Écosse, qui pointe vers une solution similaire à celle que nous proposons. Puis, je pense que si, avant, pendant et après le processus, nous sommes capables d’articuler un grand mouvement populaire capable de diriger les secteurs indépendantistes, nos positions se verront renforcées au cours du processus de négociations. Sans oublier qu’il n’existe pas de processus sans contradictions, ni de processus rapides ou miracles. Un processus de négociations ne consiste pas à s’asseoir pour signer ce que l’autre propose, mais qu’il s’agit de s’attacher à résoudre les problèmes. Ceci dit, je crois aussi que l’État espagnol manque de culture démocratique pour affronter un processus de ce type. Et, encore plus important de désactiver la stratégie répressive, il est essentiel d’expliquer au peuple espagnol que, indépendamment de la lutte armée, ou du terrorisme comme ils disent, il existe un problème politique qui doit être résolu en termes politiques à travers de mécanismes de dialogue et de négociations. C’est la thérapie pour accords démocratiques capables de garantir un climat de paix et des solutions stables et durables.

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 18:05

SBFM, Citroën, Barre Thomas, Sanden...de Rennes, à Caudan en passant par Tinténiac les mauvais coup pleuvent sur les travailleurs de l’automobile et les sous-traitant de Bretagne. Il n’y pas un jours qui passe sans que des journées de chômage partiel soit annoncés ou des licenciements…Hormis les déclarations de circonstances sur la crise qui a bon dos et les tentatives de mobilisation de quelques syndicalistes l’ensemble des ces mauvais coups semblent être accueillis avec résignation.


Le mouvement de la gauche indépendantiste estime que l’ensemble de ces licenciements et journées de chômage partiel sont le résultat d’une volonté de se servir de la crise économique actuel pour pouvoir dégraisser tout en permettant aux actionnaires et dirigeants de faire un maximum de profits. Pour faire face et refuser la résignation nous nous déclarons disponibles et favorables à l’organisation de journées d’action inter-professionnelles pour soutenir tous ceux et celles qui dans l’industrie automobile en Bretagne souhaitent résister à cette nouvelle attaque contre la classe ouvrière.

Cela passe notamment par une présence que nous souhaitons large aux côtés des 300 salariés victimes de la dernière vague de licenciement à la Barre Thomas le 8 décembre prochain à Rennes devant le tribunal ou passera leur employeur.

A plus long terme nous souhaitons que dans le domaine industriel et notamment Automobile les institutions locales bretonnes (notamment le conseil régional) axent leur politique sur 2 points:

-Investissement massif dans la recherche et le développement de la part du conseil régional, notamment dans le domaine des véhicules électriques ou hybrides (préférables à terme au segment des voitures de moyenne et haut de gamme traditionnellement fabriquées en Bretagne). Pour ce faire, la région doit impérativement exiger du gouvernement français le transfert des compétences en matière d'impôt et la fin du détournement de la part de la France (notamment vers l'Ile de France) des subventions européennes en matière de recherche et développement.

-Nous exigeons le contrôle des avantages notamment fiscaux locaux directs ou déguisés octroyés à Peugeot CSA. Alors que le conseil régional et l'Etat français octroient à Peugeot CSA des avantages fiscaux multiples, la direction de cette entreprise n'a toujours donné aucune garantie sérieuse concernant le maintien dans les décennies à venir du complexe de la Janais. Le manque de perspective pour cette usine est décrié depuis des années par les syndicats et semble préfigurer un déménagement à long terme dans des pays à moindre coût. Notons que Peugeot CSA annonce la mise en place de cellules de recherche et développement en Chine pour 2009 alors même que le savoir-faire breton en matière d'automobile et d'innovation technique est connu et éprouvé.

Devant l'ampleur du désastre économique généré par certains choix stratégiques DESASTREUX notamment de la part de l'industrie automobile, nous demandons, à l'approche des rendez-vous électoraux de 2010, que soit mis à plat la situation de l'industrie en Bretagne et notamment la place et les choix stratégiques des plus grands employeurs industriels tels que Peugeot PSA, les ex-chantiers de l'Atlantique, Airbus ou la DCN. Les collectivités locales bretonnes dépensent régulièrement de l'argent pour garder ces grands groupes, les collectivités locales bretonnes doivent être associées aux choix stratégiques de ces grands groupes. Les bretons travaillent pour ces usines, les partenaires sociaux bretons ont leurs mots à dire dans l'avenir de ces usines !

Fanch Oger Porte parole national à Rennes le 03 12 08

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