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Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:41

 

Il y'a bien longtemps que je n'ai pas pris le temps d'écrire quelques lignes sur ce blog. Me revoilà avec un long texte de Neal Baxter militant communiste et indépendantiste Galicien (membre du Bloque National Galicien)  galegophone et brittophone et francophone et anglophone et …j'en oublie sans doute. Le BNG n'est pas le seul groupe indépendantiste anticapitaliste mais c'est le plus influent , un référent.

Il réagit dans une lettre , je crois  restée sans réponse, à un article publié dans la revue du NPA cet été. J'ai souhaité le republier car il me semble souligner (sans que je partage l'intégralité de ses propos) l'incapacité de l'extreme-gauche française (dans sa grande majorité ) a anticiper la complémentarité du combat pour le droit à l'autodétermination nationale et la lutte d'émancipation sociale.

Au moment où vous lisez ces lignes  l'extreme gauche trotskiste française qui ressemble de plus en plus à ça :

 


 

 

 

 

  est omnibulée par : 

 

-La créations 'un grand parti type Siryza ( le parti de la gauche radicale grecque très influent élèctoralement). Certains pensent que cela doit se faire autour du NPA ( ce qu'il en reste) et d'autres (GA, GU…) autour du Front de Gauche du très jacobin Mélenchon et du très peu radical PCF.. Un point commun entre eux tous : Toute construction de dynamique se construit à l'échelle de l'état dans le cadre d'accord entre organisations. Toute dynamique privilégie le cirque électoral (parfois utile j'en conviens) au détriment du travail extraparlementaire et de la remise en cause des institutions centralistes françaises (parfois présentées comme le nec plus ultra tricolore de l'égalité sociale face à la méchante Europe) et militent de facto pour le maintien des institutions françaises qui n'on jamais garanties l'équité territoriale et un égal accès aux biens et services publics. Ceci étant dit, oui c'est évident le traité de stabilité européen accentue les déficit démocratique et servira à dégrader nos conditions de vie au nom de la rigueur. 

 

-Tous refusent d'aborder et d'assumer dans leur analyse le caractère plurinational de l'état français.

 

-Tous cherchent des modèles ne remettant pas en causes ce qui vient d'être dit et n'ont donc  RIEN à dire sur les 2 millions de catalans qui ont marchés pour l'indépendance à Barcelone le 11 septembre et les nombreuses municipalités de ce pays qui votent en faveur de leur rattachement à l'initiative de l'extrême-gauche indépendantiste (cf  CUP)  pour construire un état catalan libre , indépendant garant de la justice sociale. Pourtant une partie des pays catalans revendiquées par ce courant se trouve..dans l'état français.

 

-Silence TOTAL sur la victoire des indépendantistes  de gauche Québécois et la bonne prestation de l'extreme gauche indépendantiste suite à la longue lutte des étudiants de ce pays contre la hausse des frais d'inscriptions dans les universités.

 

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-La même absence d'analyse suite à a très haute fréquentation  de la marche pour l'indépendance Ecossaise à Edinburgh le 22 septembre 2012. Plus de 10 000 personnes y étaient présentes, parmi elles de très nombreux groupes de femmes, de féministes, de jeunes, de syndicalistes, d'antinucléaires, d'écologistes soulignant la complémentarité de cette revendication indépendantiste avec leurs combats pour plus de justice environnementale et sociale.

 

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J'ajouterais aux exemples de Neal Baxter sur la situation spécifique de la Galice que personne ne semble tirer non plus de leçons sur le strict terrain de la riposte sociale face à l'austérité :

 

- Du succès des journées de grèves générales contre les politiques d'austérité en termes de taux de participation dans les pays catalans en 2010 et au Pays Basque sud fin septembre 2012. 

Là bas  comme lors des marches ouvrières andalouses à l'initiatives du SAT/SOC (qui correspond avec le modeste SLB de Bretagne) de fin septembre qui ont rassemblés des milliers de travailleurs sur la base d'une initiative locale pour contrer la volonté de le bourgeoisie de faire payer aux peuples et aux travailleurs la crise qu'elle a provoquée. 

 

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-Je disais la même chose il y'a quelques années lors des grandes luttes des travailleurs et peuples Guadeloupéens et Martiniquais dans des collectifs constitués sur des bases locales pour lutter contre la vie chère: combien de temps allons nous encore attendre que les grands syndicats de Paris nous proposent une autre journée d'action ou que les grands partis  de la gauche pas trop radicale tentent de nous emmener dans des processions préélectorales qui se déroulent à Paris au lieu de construire ici des cadres de résistance pour défendre nos conditions de vie impliquant le plus grand nombre, au plus prés de la réalité sociale et ne cherchant pas le coup de comm' pour le 20 heures ou un hypothétique cadre visant à influer sur la politique gouvernementale de la nouvelle gauche plurielle de Paris  ? 

 

Dans les Pays catalans , au Pays Basque , en Guadeloupe, en Martinique c'est une alchimie LOCALE entre syndicats ( plutôt alternatifs type SUD ou CNT ou locaux genre UGTG, UGTM, LAB, COS cf : link…) , collectifs de quartiers, comités de chômeurs, associations et enfin  partis qui ont permis une forte mobilisation sociale. Pourquoi serait ce différent ici ? 

 

Une partie de la réponse est dans le texte de Neal, notamment dans sa conclusion…. Quand à la Galice j'y reviendrais.

 

GR

 

 

 

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 Neal Baxter à TOUT EST à NOUS. 

 

  •          .Je vous adresse ce courrier, que je souhaiterais voir publié comme droit de réponse, suite à la lecture de l'article « L'Espagne . De la crise économique à la crise politique » paru dans Tout est à nous n° 159)  qui prétend dresser un portrait rapide de la situation actuelle au sein de l'état espagnol dans le cadre de la crise systémique du capitalisme et les réformes actuellement mises en œuvre par le gouvernement central de droite du Parti Populaire, ainsi que les alternatives de contestation politiques qui pourraient freiner cette avancée néolibérale à outrance.
  •          Quiconque lirait cet article sans avoir une connaissance préalable plus approfondie de la véritable situation politique dans l'état espagnol serait porté à croire, à tort, que le nationalisme est peu présent dans la vie politique, voire même tout simplement un « préjugé » où peut puiser la droite conservatrice. Or, l'amalgame fait entre chauvinisme réactionnaire d'une part et nationalisme qui prône la légitime autodétermination des peuples de l'autre est loin de refléter l'authentique situation actuelle à plusieurs niveaux.
  •         En tant que militant d'une formation politique nationaliste qui se situe résolument à la gauche de l'échiquier politique, en l'occurrence le Bloc Nationaliste Galicien (BNG), je ne me retrouve point dans cette fausse analyse réductionniste qui prétend décréditer l'une des forces les plus dynamiques offrant une alternative radicale au modèle imposé à présent en la reléguant à un rôle purement anecdotique, et ce de la part d'un groupe comme la Gauche Anticapitaliste sans aucune implantation en Galice, en cherchant à y imposer, justement, un modèle conçu depuis Madrid sans prendre en compte les spécificités des nations qui composent l'état. En résumant, hormis une brève mention passagère certaines forces basques et catalanes (ignorant complètement, par ailleurs, la situation en Galice) disposées en principe selon l'auteur à se rallier au supposé projet d'une dénommée 'Syriza espagnole', la seule allusion faite dans tout l'article réduit le nationalisme à un préjugé du même ordre que le sexisme et le racisme.

 

  • Sans entrer dans les détails du rôle joué par le nationalisme au long de l'histoire de la Galice comme force clairement progressiste, voici une chronique des faits les plus marquants des derniers mois:

 

  • Activité intense des députéEs du BNG dans les parlements galicien et espagnol, ainsi que des éluEs au niveau local, s'opposant aux réformes du Parti Populaire;
  • Manifestations nationalistes dans tout le pays pour commémorer le Jour de la Classe Ouvrière Galicienne;

 

  • Grèves générales convoquées le 29 mars et le 29 septembre par la Centrale Intersyndicale Galicienne (CIG), syndicat nationaliste majoritaire dans plusieurs secteurs, rassemblant jusqu'à 200.000 personnes dans ces manifestations, soit en solitaire, soit unitaires avec les syndicats espagnols CC.O.O e UGT qui se voient obligées de s'y joindre après avoir refusé de convoquer une grève jusqu'au dernier moment. Nouvelle grève générale prévue pour la rentrée scolaire.
  • Comme tous les cas, la CIG convoque des manifestations dans les grandes villes à l'occasion du 1° mai, rassemblant un total de 60.000 personnes;

 

  • Le 10 mai, les organisations nationalistes d'étudiantEs appellent à la grève contre l'augmentation des frais d'inscription universitaires, dans ce secteur les organisations espagnoles sont ultra minoritaires;
  • A l'occasion du Jour des Lettres Galiciennes, le 17 de mai, participation massive de toutes les organisations nationalistes dans les manifestations en défense de la langue galicienne à l'appel du plateforme Queremos galego, représentant 700 associations, réunit 25.000 personnes dans les rues de la capitale, Saint-Jacques de Compostelle.
  • Depuis plusieurs mois les organisations nationalistes organisent des concentrations régulières au niveau national et local pour protester contre le plan de sauvetage bancaire et en défense des victimes de l'escroquerie bancaire des actions de priorité.
  • Participation active des organisations nationalistes dès leur création dans plusieurs plateformes publiques en défense de l'enseignement public et de la santé publique avec des manifestations et d'autres activités revendicatives dans toutes les villes du pays, y compris des occupations de locaux dans des établissements scolaires.
  • C'est ce dynamisme social du nationalisme comme force progressiste qui défend le droit de la majorité sociale de chaque nation qui permet d'expliquer, au delà des ses réminiscences franquistes d'une Espagne unie, pourquoi le gouvernement actuel questionne non seulement le système de bien-être, mais aussi le système autonomique, envisageant même des réformes visant à réduire la représentation parlementaire des formations nationalistes dans toutes les instances institutionnelles.
  • En guise de conclusion, la Galice n'a nul besoin de projets télédirigés depuis Madrid, car l'auto-organisation du peuple galicien a permis, au fil de long d'années de de travail constant, de mettre sur pied des alternatives politiques, syndicales et sociales de base que défendent les intérêts des classes populaires et de la majorité sociale avec une prise de position clairement de gauche et opposée à l'actuelle politique néolibérale.

 

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