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Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 17:09

 

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Le Comité de Soutien à Hubert, Régis et Thomas a souhaité donner la parole aux trois militants inculpés à La Baule il y a quelques semaines. Ceci afin de faire savoir à tous les motivations de leur action et les conditions de leur interpellation.

C.S. : Qui êtes-vous ?

T. : Je m'appelle Thomas Baudoux, j'ai 25 ans et je réside à Rezé en banlieue nantaise. Je côtoie Emgann depuis près de cinq ans et me suis présenté en 2004 aux élections cantonales de Rezé-Bouaye sous l'étiquette Breiz da Zont, où je suis arrivé à la cinquième place sur sept candidats. J'ai actuellement le statut d'étudiant mais j'alterne les contrats précaires depuis quelques années.

H. : Je m'appelle Hubert, j'ai 41 ans et j'habite à Rouans dans le Pays de Retz. Je suis cariste et travaille actuellement à Cheméré. Je milite depuis trois-quatre ans au sein d'Emgann.

R. : Moi c'est Régis, j'ai 27 ans et je suis carreleur de formation. J'habite actuellement à Saint-Philbert-de-Grandlieu mais je suis originaire de Rouans. Je ne milite au sein d'aucune organisation.

C.S. : Quand avez-vous été arrêtés ?

H, R, T : Nous avons été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 avril à la Baule lors d'une action pour la Réunification de la Bretagne. Nous avons passés près de 15 heures en garde à vue au commissariat de la Baule.

C.S. : Que vous est-il reproché ?

H, R, T : Tout d'abord cette action s'est déroulée dans deux communes du 44, à Assérac et à La Baule. Nous avons démonté la plaque « Place Olivier Guichard » située à Assérac et à l'aide d'un pochoir nous avons rebaptisé cette l'endroit « Place de la Réunification ». Ensuite, il faut savoir qu'une stèle à la « gloire » d'Olivier Guichard se situe sur cette même place, nous avons donc naturellement « coaltarisé » cette dernière. Enfin un « 44=BZH » a été peint sur la place. Nous avons continué notre route sur la Baule car une « Avenue Olivier Guichard » s'y trouvait. Sur place nous avons commencé à démonter les plaques de cette avenue une à une. C'est au bout de la troisième plaque démontée que la BAC de Nantes nous est tombée dessus, presque par hasard. En définitif nos chefs d'inculpations sont "soustractions frauduleuses" et "dégradations de biens publics". Les deux communes ont portées plainte dès le lendemain.

C.S. : Pourquoi Olivier Guichard ?

H, R, T : Ce personnage fut le premier président de la région dite des Pays de Loire, de 1972 à 1998, il a toujours été un adversaire farouche du peuple breton et de la Réunification. Parachuté maire de La Baule, c'est lui qui est à l'origine du bétonnage intensif de la côte, il eut d'ailleurs l'ambition pendant un moment de transformer les marais salants en vaste zone urbaine touristique. C'était aussi un des derniers à avoir supporté Papon. Grâce aux crédits accordés par l'actuel conseil régional PdL deux statues en son honneur ont été commandées, le sculpteur ayant été choisi par sa femme (donc sans appel d'offre) pour trôner à l'abbaye de Fontevraud et au palais de Région, ceci pour la modique somme de 94 650 euros. En 2004 son ancien bras droit tombait pour diverses passations de marchés publics douteux, frais d'alcools exorbitants et notes de frais énormes injustifiées au nom de la collectivité, sans qu'il n'ait jamais été inquiété.

C.S. : Dans quel cadre s'est effectué cette action ?

H, R, T : Depuis des années des actions éparses de désobéissance civile à l'égard des Pays de la Loire ont lieu dans tout le 44. Ceci afin de protester contre la machine de propagande anti-bretonne de la Région. De la même manière nous inscrivions notre action dans ce mode d'action historique. Récemment l'action du Groupe d'Intervention pour la Réunification contre les cars Pays de la Loire avait eu un certain retentissement local. C'est pour cela que nous voulions inscrire notre action dans le cadre de ce groupe, sans pour autant avoir participé à leur précédente action.

C.S. : Expliquez-nous ce que vous appelez "propagande des Pays de la Loire".

H, R, T : Ce qu'il faut comprendre c'est que pour cette région il n'y a pas de peuple breton, ni même simplement de Breton vivant sur son territoire, il n'y a que des « ligériens ». Et la région s'emploie à ce que tout habitant de Loire-Atlantique oublie qu'il est breton. D'ailleurs les différents « chefs » de la Région ne se sont jamais cachés de vouloir créer une nouvelle identité. Dès 1974 le préfet de Région Camous devant le conseil régional déclarait : « nous ne sommes pas doté de cette conscience collective, éveillée et active qui fait des collectivités adultes, (...) c'est ce que nous devons maintenant ambitionner et conquérir ». Un autre exemple, c'est l'inutile et coûteux Conseil Régional des Jeunes (première version) créé par le président Harrousseau (UMP) en 2003. A propos de ce dernier il déclarait dans la presse que sa tache était de « cultiver l'identité ligérienne » et « de favoriser la conscience des jeunes aux enjeux d'avenir des Pays de la Loire ». Une deuxième version du CRJ (pour les 16-30 ans) a été créée par le nouveau Conseil Régional, son utilité est surtout de former les jeunes de leurs organisations respectives, en effet ces conseillers sont désignés par le Conseil Régional lui-même ! Qu'ils arrêtent de nous bassiner avec leur démocratie participative. Aussi, des centaines de milliers d'euro issus de fond publics sont investis pour que le logo PdL apparaisse le plus de fois possibles en Loire-Atlantique. La dernière fois, en une demi-heure de trajet dans la ville de Nantes, on a croisé plus de 20 fois le logo de la Région. Pour exemple, alors que le logo avait déjà été modifié deux ans auparavant, le conseil régional en a commandé un autre pour plus de 100 000 euros. Somme à laquelle il faut ensuite rajouter le coût des changements de sérigraphie sur le matériel de propagande régional (pour un car c'est plus de 10 000 euros). Cette propagande s'effectue notamment envers la jeunesse (cantines, livres scolaires, évènementiels, etc.). Alors même que plusieurs sondages et manifestations montrent clairement le désir de Réunification de la population, la Région s'obstine, tout en nous parlant de démocratie participative, d'occulter cette question. Il n'y a pas longtemps encore Auxiette (président de Région) parlait en cas de rattachement d'une « annexion d'une partie du territoire ligérien », alors que s'est exactement l'inverse ! C'est cette situation anti-démocratique de propagande intensive qui nous pousse à s'attaquer directement à elle par des actes de désobéissance civile. Nous ne pouvons rester les bras croisés en attendant un hypothétique processus de Réunification que l'on nous promet régulièrement depuis 1981.

C.S. : Quelles sont les suites pour cette actions ?

H, R, T : Nous passons théoriquement devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire le 23 novembre 2007. Nous avons formulé une demande de prise en charge à Skoazell Vreizh, et avons déjà reçu les soutiens d'Emgann et de Bemdez que nous remercions. Nous attendons d'ailleurs dans cette affaire le soutien de toutes les forces démocratiques auxquelles la Réunification de la Bretagne tient à coeur. »

Le comité de soutien organisera à la rentrée des actions de sensibilisation et de soutien en vue du procès d'Hubert, Régis et Thomas.

Pour nous contacter com-sout@no-log.org ou 06 12 30 67 15

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