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Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





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Texte Libre

 

 

 

20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00

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Devant la prison de femmes de Rennes le samedi 18 juin un trentaine de personnes ont répondus à l'appel de la la commission prison de l'UR-CNT Bretagne (syndicat révolutionnaire) qui souhaitait mobiliser dans le cadre de la Journée Internationale du Prisonnier Révolutionnaire. A leur invitation les militants d'Emgann-MGI et de la plateforme locale d'Asambles sont venus rappeller la situation spécifique des prisonniers politiques Bretons.

Ce fut l'occasion de rappeller la position de notre mouvement sur le procès se déroulant en ce moment à Paris contre des militants indépendantistes Basques et Bretons et qui est la suivante:

"SOLIDARITÉ !

Souvenez-vous ! C’était il y a un peu plus d’un an, des militants indépendantistes Bretons passaient devant une cour d’assises spéciales parisienne. Un jugement qui intervenait plus de quatre ans après les premières incarcérations dans le cadre des enquêtes sur les activités de l’Armée Révolutionnaire Bretonne ! Une période de détention provisoire record pour 6 militants, les autres comparaissant libres après des périodes d’incarcération plus ou moins longues.

Pendant ces quatre ans que n’a-t-on pas entendu à leur sujet ! Une certaine presse (pas seulement Parisienne !) les avait déjà jugés, grâce aux informations savamment distillées par les magistrats et autres “sources” proches de l’enquête.

Déjà jugés ? Accablés oui plutôt ! Traînés dans la boue ! Après les avoir salis, on les attendait brisés. La plupart ne renia pas à la barre ses opinions, malgré les réquisitions lourdes de l’accusation.

Plusieurs d’entre eux revendiquèrent leur appartenance ou leur sympathie pour l’ARB en raison du contexte politique en Bretagne, du mépris affiché du pouvoir envers certaines revendications Bretonnes, en raison du déficit démocratique que subit le peuple breton comparé aux autres nations d’Europe. Parmi ces revendications méprisées que ces militants mentionnaient, il y en avait deux en faveur desquelles la nouvelle assemblée régionale votera à l’unanimité quelques semaines plus tard : la réunification de la Bretagne et la sauvegarde de langue Bretonne.

Alors isolés les militants indépendantistes Bretons ? Vraiment ? Bien sûr depuis ces votes, on est en droit de se demander ce qui a vraiment changé. Peu de choses… Mais ce n’est pas dans la nature des institutions françaises, tel le conseil régional, fut-il doté de compétences nouvelles suite à une nouvelle décentralisation, que de garantir le droit du peuple Breton à l’autodétermination nationale.

Et puis il y avait “Quévert”, cet attentat qui coûta la vie à une jeune employée d’un Fast-Food. Pendant quatre ans, on avait répété sur tous les tons que les coupables seraient dans le box. Après un procès éprouvant et long, tous les observateurs, y compris les médias qui étaient jusque-là peu favorables aux accusés, durent reconnaître que l’accusation ne disposait pas de l’ombre d’un début de commencement de preuve pour impliquer les accusés dans ce drame… Les militants furent acquittés de ce fait, certains furent condamnés pour d’autres actions n’ayant fait que des dégâts matériels.

Si ils ont pu obtenir ce résultat, c’est grâce à la solidarité de nombreux Bretons et Bretonnes, mais aussi d’une solidarité venant d’autres pays. Un mouvement de solidarité politique, morale, financière, humanitaire, auquel même le procureur fit allusion dans son réquisitoire.

Ce mouvement de solidarité fût au départ porté par de bien petits groupes de personnes, puis ils s’est étendu.

 Il continue et doit trouver un nouveau souffle. En juin des Bretons comparaîtront de nouveau devant une cour d’assises spéciales française, aux cotés de militants indépendantistes basques, pour répondre de leur participation supposée à un vol d’explosifs.

Nous souhaiterions rappeler que certains de ces Bretons ont déjà été jugés en mars 2004 pour les faits pour lesquels ils comparaissent de nouveau. Preuve d’acharnement s’il en est !

D’autres se déclarent totalement étrangers aux faits dont on les accuse. Gardons à l’esprit qu’au départ, peu de gens croyaient ceux de mars 2004 innocents de l’attentat de Quévert. Et pourtant...

Rappelons-nous les années de détention préventive effectuées sans jugement, pour rien parfois, ou si peu ! Rappelons-nous les familles des prisonniers humiliées, obligées d’effectuer des centaines de kilomètres pour aller voir leurs proches incarcérés à Paris, et ce au mépris du droit français et Européen.

Il n’est pas possible non plus, de passer sous silence la réincarcération scandaleuse d’Arno Vannier qui serra sous les verrous lorsque vous lirez ces lignes. Il a un reliquat de quelques mois de prison à effectuer suite à sa condamnation pour sa prétendue appartenance à l’ARB. Difficile de ne pas parler là encore d’acharnement et de se dire que si Arno était patron véreux, ex-préfet collabo ou magistrat en disgrâce, il n’aurait pas subit le même sort. Nous pensons de même au sujet de Kristian Georgeault, dont la liberté conditionnelle vient d’être refusée.

Le contexte général du procès sera différent et puis il y aura les Basques.

Nous n’avons pas à juger les Basques, ni leurs méthodes de lutte quoiqu’elles nous inspirent. Nous savons seulement une chose : leur pays doit retrouver la paix, ce conflit sanglant doit cesser et cela ne sera possible que lorsque la démocratie sera respectée dans ce pays par les états français et espagnols. Une paix basée sur la négociation entre toutes les parties, s’appuyant sur le respect du droit à l’autodétermination, une solution souhaitée par la majorité sociale au Pays basque, basée sur le bon sens et pas sur la répression aveugle. "

Cette prise de position est tirée de "Combat Breton" (numéro 8) le mensuel d'Emgann-MGI, disponible pour 10 euros par an (chèque à l'ordre d'Emgann) à envoyer à Emgann BP70215 22202 Gwengamp cedex.

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