Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Petra eo ar blog-se ?

Pendant longtemps ce blog a été le blog du comité du Trégor-Goelo de la Gauche Indépendantiste Bretonne.La Gauche Indépendantiste Bretonne est en restructuration.Elle se dotera sans doute de nouveaux moyens de communication. Les anciens textes seront laissés comme archives. Ce blog devient celui de son seul animateur, par ailleurs militant de la gauche indépendantiste.Rennes le 20 octobre 2009.





E-pad pell eo bet ar blog-se hini komite Emgann bro dreger-goeloù.Emañ an tu-kleiz evit Breizh Dizalc'h oc'h en em adframmañ.Moarvat en do ar strollad nevez e doareoù kehentiñ.An testennoù kozh a chomo evel dielloù . Dont a ra ar blog mañ da vezañ adalek hiziv hini e vuhezour a chom feal da vreizh dieub ha sokialour.. Roazhon, d'an 20 a viz Here 2009.

Texte Libre

 

 

 

25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 11:17

En janvier 1991 le militant autonomiste de l'UDB Jean Groix décédait dans une prison française. Nous publions ci-après deux textes au sujet de ce drame. L'un récent, a été écrit par Alan Coraud militant indépendantiste Breton bien connu du vignoble, l'autre plus ancien a été écrit par Gael Roblin (alors incarcéré) en 2001 à l'occasion des 10 ans de la mort de Jean Groix.

D ‘Alan Coraud  ancien porte-parole du Mouvement d’Insoumission Bretonne .Ami du Docteur Jean Groix

 

 

 En 1990, Natacha Danais, 13 ans, de Rezé près de Nantes était enlevée et assassinée.

 

 

Aujourd’hui, le tueur en série Fourniret reconnaît ce meurtre parmi tant d’autres.A la même époque des militants basques  d’ETA étaient arrêtés au cabinet du Docteur Jean Groix à Rezé .

 

 

La Police Judiciaire fut rapidement dessaisie de l’enquête en faveur des très politiques DNAT (Direction Nationale de l’Anti Terrorisme ) et des Renseignements Généraux.

 

 

Il s’en suivit une campagne d’accusation contre le Docteur Groix à  qui on imputa sans réserve le meurtre de Natacha.Trop de médias à l’époque se firent largement l’écho de la version officielle qui traînait ainsi dans l’opprobre un militant breton désintéressé, un vétérinaire apprécié et un père de famille attentionné.Le Docteur Jean Groix était à la fois mon ami, le vétérinaire de mon exploitation et  un compagnon de l’action politique en faveur d’une Bretagne émancipée.

 

 

J’étais alors porte parole du Mouvement d’Insoumission Bretonne, aujourd’hui disparu.

 

 

Les conférences de presse que nous organisions après son arrestation dénonçaient les campagnes odieuses contre Jean Groix. L’hospitalité d’un Breton en faveur de Basques et à la condition qu’ils ne soient pas armés était dans la nature de ce militant généreux.

 

 

Mais comme dans l’affaire des Irlandais de Vincennes, un arsenal d’armes fut saisi. C’était une machination. A la prison de Fresnes la haine des détenus contre lui fut organisée .La pression était énorme. On le retrouva mort dans sa cellule.Il aurait fallu une contre-expertise. Il laissa une femme et deux jeunes enfants dans le plus grand chagrin et le Mouvement Politique Breton dans le plus grand désarroi.

 

 

L’objectif était atteint : casser tout mouvement de soutien important en déstabilisant les militants et éliminer un militant nationaliste breton d’envergure en l’accusant du pire des meurtres.

 

 

La créature Fourniret qui a commis tant de meurtres de jeunes filles ne peut être accusé de la mort de Jean Groix. C’est bien le système politique français non démocratique, sans le contre- pouvoir d’une presse et de médias réellement indépendants qui a l’entière responsabilité de la mort cruelle du Docteur Jean Groix.

 

 

Que les Bretons s’en souviennent pour qu’à l’avenir nous fassions barrage à toute turpitude d’un système politique dangereux car en fin de vie. Et que les représentants de l’Etat s’excusent publiquement au nom de cet Etat. Ce serait un minimum de dignité par rapport à sa famille.

Alan Coraud.

 

C’était l’un des nôtres…
 
Le 29 novembre 1990, Jean Groix était incarcéré, le 29 janvier 1991, il mettait fin à ses jours dans une prison française. Il est donc décédé il y a dix ans. Je ne l’ai pas connu et je sais peu de choses sur lui.
Je sais qu’il habitait Rezé et militait à l’UDB, et qu’à ce titre il avait réalisé des scores électoraux qui feraient encore des envieux. Je sais que ses enfants étaient scolarisés à Diwan. Bref, c’était l’un des nôtres.
Il avait été incarcéré dans le cadre d’une procédure « antiterroriste » pour avoir hébergé des militants basques. L’un d’eux était Peio Mariñelarena, qui décédera, lui aussi, en détention.
Je suis un peu gêné d’avoir à écrire ces lignes, ce triste « anniversaire » aurait dû amener d’autres qui l’ont connu à lui rendre un hommage plus vibrant.
A moins que certaines morts ne soient exploitables politiquement et que d’autres ne nous renvoient à nos échecs et doivent donc être condamnées à sombrer dans un confortable oubli ?
Il y a quelques années, nous nous étions rassemblés autour de sa tombe, par delà nos appartenance partisanes, pour honorer sa mémoire, pour ne pas oublier l’un des nôtres. Peut-être que ma situation actuelle me permet de mieux supputer quel était l’état d’esprit de ce camarade ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi l’humiliation de six « fouilles intimes » en quelques heures peuvent deviner quel désarroi a traversé l’esprit de cet homme ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi une campagne de presse calomnieuse savamment orchestrée par des médias complices de certains services juridico-policiers peuvent partager a posteriori une infime partie de son désespoir ?
Je n’ai qu’une certitude, il faut évoquer aussi cet échec tragique, ce moment de notre histoire collective où notre solidarité a fait défaut. Et ce, pour ne pas oublier que ceux et celles qui ont provoqué sa mort, en requérant et en ordonnant son placement en détention, n’ont pas eu de comptes à rendre, pas plus que ceux qui ont jugé son état de santé compatible avec la détention. Pas plus que ceux, d’ailleurs, qui sont responsable du décès en milieu carcéral de Peio Mariñelarena.
Ceux-là sont toujours en poste.
Il nous faut nous souvenir des nôtres, car il ne faut attendre ni excuses, ni regrets des « démocrates français »  de service, ceux-là, par leurs silences complices cautionnent l’existence d’une juridiction qui protège leur République à grands coups d’isolement carcéral, de maltraitances diverses, de destruction psychique, d’éloignement, de désespoir et de dizaines d’années d’enfermement.
C’était l’un des nôtres. Bien que dans la lutte pour la liberté, il n’y ait ni héros ni martyrs… juste des camarades, moi, je m’en souviens.
Gaël Roblin
Prisonnier politique breton
La Santé, 22.03.01
(texte publié dans le Kannadig du premier trimestre 2001 de Skoazell vreizh)

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

paskig 28/01/2006 19:57

Je viens de prendre connaissance des deux articles à propos de Jean Groix, militant breton, mort,  dans des circonstances particulières, dans une des basses fosses de la république bananière française ,le 29 novenbre 1991,à la suite d'un acharnement mediatique et une campagne d'accusation orchestré par le pouvoir central par le truchement de la police politique( DNAT) en lui imputant l'elèvement et l'assassinat de Natacha Danais, alors agée de ses treizes printemps en 1990. Des cette époque la présomption d'innocence était déjà baffouée  et même  par ceux qui le connaissait bien , plus particulèrement le parti dont il faisait parti. Celui-ci  prit de la distance pour ne pas dire autre chose. N'oublions pas certains élus qui participérent eux aussi à ce lynchage. Nous savons maintenant qu'il était totalement étrangé à ce dramatique et horrible évènement. Effectivement ou sont les excuses,  la réabilitations, par tous ces médias et prétendu démoctrates et cette police polique, peu soucieux de la vérité lorsqu'il sagit de militant breton !!! Et éffèctivement, il ne faut pas oublier sa famille plus particuièrement ses enfants, qui ont dû subirent les regards, les tupides, les refexions, des gens prenant pour argent comptant tous ce qui a été écrit, dit. Je peux moi aussi supputer quel était létat d'espris de ce Camarade et je peux tout autant supputer ce qu'ont pu subire ses enfants et sa famiffe face à une campage de presse et policière, mensongère , calomnieuse, puisque  ayant subit aussi ainsi que mes deux princesses et ma famille ce même procerdé à propos  de l'évenement dramatique de Kever.
Je m'asssocie aux propos Alan Coraud etde Gael Roblin:
"Que les Bretons s'en souvienne pourqu'à l'avenir nous fasions barrage à toute turpitude d'un systèmed'angereux car en fin de vie. Que lEtat sexcuse publiquement serait un minimum de dingnité par rapport à sa famille".(mais il ne le fera jamais)



 " Il nous faut nous souvenir des nôtres, car il ne faut attendre ni excuses, ni regrets des « démocrates français »  de service, ceux-là, par leurs silences complices cautionnent l’existence d’une juridiction qui protège leur République à grands coups d’isolement carcéral, de maltraitances diverses, de destruction psychique, d’éloignement, de désespoir et de dizaines d’années d’enfermement.
C’était l’un des nôtres. Bien que dans la lutte pour la liberté, il n’y ait ni héros ni martyrs… juste des camarades".
                    Un deiz e vo sklaer an amzer !!!
Paskig laize éxilé en france

Articles Récents